Publié le 29 décembre 2025 13:21:00. Des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego ont identifié onze régions génétiques qui pourraient influencer notre capacité à résister à la tentation et à privilégier des récompenses futures plus importantes. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives sur les fondements biologiques de la maîtrise de soi et de certaines vulnérabilités psychologiques.
- Onze régions génétiques ont été associées à la capacité de différer la gratification.
- Une faible capacité à différer la gratification est corrélée à un risque accru de dépendance, de TDAH, de trouble bipolaire et de schizophrénie.
La capacité à choisir une récompense plus importante dans le futur plutôt qu’une gratification immédiate, bien que moindre, est un trait psychologique clé. Les scientifiques l’appellent la « réduction des retards ». Selon les études, une préférence marquée pour les récompenses immédiates est souvent associée à une plus grande vulnérabilité à divers troubles mentaux et comportementaux.
L’équipe de recherche de l’Université de Californie à San Diego a mené une étude approfondie pour identifier les facteurs génétiques qui pourraient expliquer ces différences individuelles. Leurs travaux ont permis de mettre en évidence onze régions spécifiques du génome qui semblent jouer un rôle dans la manière dont nous évaluons et choisissons les récompenses en fonction de leur délai de disponibilité.
Les chercheurs soulignent que ces découvertes ne signifient pas que notre destin est entièrement déterminé par nos gènes. L’environnement et les expériences de vie jouent également un rôle crucial dans le développement de la maîtrise de soi. Cependant, cette identification des régions génétiques impliquées pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de prévention et de traitement pour les personnes souffrant de troubles liés à une faible capacité de réduction des retards.