Publié le 17 décembre 2025. Une équipe médicale à l’hôpital Sant’Orsola de Bologne a réalisé avec succès une première en Italie : le traitement d’un cancer du foie considéré jusqu’alors incurable grâce à une technique innovante combinant chimiothérapie et impulsions électriques.
- Une nouvelle approche thérapeutique, l’électrochimiothérapie, offre un espoir aux patients atteints de tumeurs hépatiques complexes.
- La technique permet une pénétration accrue des médicaments anticancéreux directement dans les cellules tumorales.
- Un investissement de 800 000 € de fonds PNRR a permis l’acquisition d’équipements de pointe pour cette procédure.
L’hôpital Sant’Orsola de Bologne s’est positionné comme un centre d’excellence dans la lutte contre les cancers du foie en réalisant une avancée médicale significative. Il y a quelques jours, une équipe de spécialistes a mis en œuvre pour la première fois en Italie une technique combinée appelée électrochimiothérapie sur un patient atteint d’une forme particulièrement agressive de cancer du foie.
L’électrochimiothérapie repose sur un principe simple mais ingénieux : de fines électrodes sont insérées dans le foie et délivrent de brèves impulsions électriques. Ces impulsions créent de minuscules ouvertures temporaires dans les membranes des cellules cancéreuses, facilitant ainsi la pénétration du médicament de chimiothérapie et augmentant son efficacité.
« Cette technique permet de s’attaquer également aux lésions hépatiques jusqu’à présent considérées comme incurables avec les techniques disponibles »,
Cristina Mosconi, directrice de radiologie diagnostique et interventionnelle abdomino-pelvienne à Sant’Orsola
Le patient, déjà suivi en médecine interne pour une défaillance organique sévère, présentait une tumeur particulièrement difficile à traiter en raison de sa localisation et de sa vascularisation. Les options chirurgicales classiques, telles que la résection ou l’ablation par radiofréquence ou micro-ondes, étaient exclues.
L’opération s’est déroulée sans complications, et le patient a pu rentrer chez lui quelques jours après. Les médecins attendent maintenant les résultats des examens de suivi pour évaluer l’efficacité à long terme du traitement. Sant’Orsola rejoint ainsi un cercle restreint de centres nationaux capables de proposer cette procédure innovante.
Cette avancée a été rendue possible grâce à un investissement technologique important, notamment l’acquisition d’une nouvelle salle d’angiographie financée à hauteur de 800 000 € par le Plan national de relance et de résilience (PNRR). Cette salle est équipée de systèmes de navigation 3D de dernière génération et de dispositifs permettant la fusion d’images médicales (échographie, tomodensitométrie et résonance magnétique) en temps réel, garantissant une précision millimétrique et une intervention peu invasive.
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