Home AffairesC’est l’heure du BOOM pour une mine de terres rares sud-africaine oubliée

C’est l’heure du BOOM pour une mine de terres rares sud-africaine oubliée

by Amélie Bernard

Publié le 2025-11-02 05:02:00. La mine de terres rares de Steenkampskraal, en Afrique du Sud, pourrait jouer un rôle stratégique dans la réduction de la dépendance occidentale à la Chine pour ces matériaux essentiels, alors que Washington cherche à sécuriser ses chaînes d’approvisionnement.

  • La mine sud-africaine de Steenkampskraal abrite l’un des gisements de terres rares les plus riches au monde, avec 665 000 tonnes d’oxydes inexploités.
  • Elle a déjà été exploitée entre 1952 et 1963 et dispose d’une infrastructure minière existante.
  • Un plan de relance en six phases, financé par la Société de développement industriel (IDC), est prévu pour 2027.

Longtemps restée dans l’ombre, la mine de terres rares de Steenkampskraal, située à 350 kilomètres du Cap, pourrait connaître un regain d’intérêt majeur. Le terme « terres rares » est souvent trompeur : il ne s’agit pas de matériaux intrinsèquement rares, mais plutôt dont l’extraction est complexe et coûteuse, ce qui limite leur production.

Cependant, le contexte géopolitique actuel change la donne. Les États-Unis, sous l’impulsion du président Donald Trump, cherchent activement à diversifier leurs sources d’approvisionnement en terres rares, actuellement dominées par la Chine. Pékin contrôle en effet un peu plus de 60% de l’extraction mondiale de ces matériaux, un quasi-monopole qui lui confère un avantage stratégique dans des secteurs clés tels que la fabrication de véhicules électriques, de batteries pour téléphones portables et même d’armement.

Alors que Washington explore des options en Amérique du Nord et en Australie, la mine de Steenkampskraal présente un atout considérable. Elle possède déjà une infrastructure minière avancée, ayant été exploitée par Anglo American entre 1952 et 1963. Le gisement est particulièrement riche, avec une concentration de 15% de terres rares, et relativement facile à exploiter. Il contient 15 terres rares, dont le néodyme, le praséodyme, le dysprosium et le terbium.

Mine de terres rares sud-africaine
Certaines des 15 terres rares extraites ici sont en fait considérées comme radioactives et nécessitent un permis spécial. Image : Steenkampskraal

Le redémarrage de la mine, estimé à 1 milliard de rands (environ 53 millions d’euros), est prévu en six phases d’ici 2027, grâce au financement de la Société de développement industriel (IDC). La mine, relativement peu profonde (environ 100 mètres en moyenne), devrait avoir une durée de vie de 25 ans. Un permis pour l’extraction de matières radioactives naturelles, délivré par le Régulateur nucléaire national, est déjà en place.

Que pensez-vous de cette possible renaissance de la mine de terres rares sud-africaine ? Partagez votre avis dans la section commentaires ci-dessous…

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