Un simple plat de pâtes peut contenir la totalité de la dose quotidienne de sucre recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. Cette révélation, faite par le nutritionniste Pablo Ojeda, met en lumière la quantité insoupçonnée de sucre caché dans les aliments transformés.
L’expert a partagé sur Instagram une analyse détaillée d’un plat de pâtes à la tomate et au jambon de dinde. Selon ses calculs, les pâtes fourrées contiennent déjà 7,7 grammes de sucre, soit l’équivalent de deux morceaux de sucre blanc. La sauce tomate, souvent perçue comme saine, en ajoute 7,4 grammes supplémentaires, soit 15 % de plus qu’une sauce maison.
Le jambon de dinde, présent en cubes, n’est pas en reste. Ojeda souligne qu’il contient 2,5 grammes de sucre, ce qui représente jusqu’à 400 % de plus que de la dinde naturelle. « Ils ajoutent de l’amidon et cela sert de conservateur », a-t-il expliqué.
Au total, ce plat de pâtes dépasse la limite quotidienne de 10 % de l’apport calorique total recommandée par l’OMS. « Si vous mangez ce plat de pâtes, vous atteignez déjà la quantité quotidienne maximale recommandée », prévient le nutritionniste.
Cette prise de conscience intervient alors que de nombreuses entreprises misent sur des étiquettes « léger » ou « zéro » pour attirer les consommateurs. Luis Zamora, un autre nutritionniste, met en garde contre ces pratiques : « Les sodas light contiennent 30 % de calories en moins ou certains nutriments, comme le sucre, mais il existe des aliments légers qui contiennent 30 % de calories en moins, mais contiennent quand même beaucoup de calories, comme la mayonnaise légère. C’est un aliment très gras. C’est-à-dire : ce qu’ils perdent d’un côté, ils le gagnent de l’autre, donc ils ne sont pas totalement recommandés. »
Les dangers d’une consommation excessive de sucre sont bien documentés. Une étude publiée en 2020 dans Frontiers a révélé qu’une consommation élevée de boissons sucrées (plus de huit portions par semaine) était associée à un risque accru d’accident vasculaire cérébral, tandis que la consommation de sucreries semblait avoir un effet protecteur.
Pablo Ojeda incarne pour beaucoup un exemple de transformation personnelle. Après avoir surmonté une addiction au jeu et atteint un poids de 130 kilos, il a trouvé dans la nutrition un nouveau souffle, comme il le raconte dans son livre « Quand je me nourrissais du jeu ». Son succès sur les réseaux sociaux lui a ouvert les portes de la radio et de la télévision.
Ses publications sur Instagram suscitent régulièrement des réactions, mais cette fois, les commentaires négatifs ne visaient pas ses conseils, mais plutôt un sentiment général d’interdiction alimentaire. Des internautes exprimaient leur frustration avec des phrases telles que « Nous ne pouvons rien manger ».
