Publié le 11 décembre 2025 à 16h05. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) et les traitements de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) sont au cœur des questions posées au Dr Roach, qui répond aux interrogations de ses lecteurs sur ces sujets de santé courants.
- Les IRSN, apparentés aux antidépresseurs ISRS, sont souvent prescrits pour la douleur chronique.
- La tamsulosine, un traitement courant de l’HBP, peut entraîner des effets secondaires comme des étourdissements et nécessite une vigilance particulière avant une opération de la cataracte.
- Le Dr Roach souligne l’importance d’une approche prudente et personnalisée dans le traitement de ces affections.
Un lecteur s’interrogeait sur la différence entre les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les IRSN. Le Dr Roach explique que les ISRS sont largement utilisés pour traiter les troubles de l’humeur tels que l’anxiété et la dépression, mais qu’ils peuvent également être utiles dans d’autres conditions comme les troubles de l’alimentation ou les bouffées de chaleur de la ménopause. Les IRSN, quant à eux, agissent à la fois sur la sérotonine et la noradrénaline et sont plus fréquemment prescrits pour soulager la douleur chronique.
Il met en garde contre l’utilisation légère de ces médicaments, soulignant qu’ils peuvent avoir des effets secondaires importants, notamment en combinaison avec d’autres traitements ciblant les récepteurs de la sérotonine. Cependant, lorsqu’ils sont utilisés correctement, ils peuvent être sûrs et efficaces pour diverses indications.
Une autre question portait sur la tamsulosine, un médicament pris par un lecteur souffrant d’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), une croissance non cancéreuse de la prostate. Le lecteur souhaitait savoir combien de temps il devait continuer ce traitement et quels étaient les effets secondaires possibles. Le Dr Roach confirme que la tamsulosine est un traitement efficace pour la plupart des hommes présentant des symptômes d’HBP, car elle détend les muscles de la prostate et facilite le drainage de la vessie.
L’étourdissement, en particulier en se levant, est l’effet secondaire le plus courant, bien que les médicaments plus récents comme la tamsulosine et l’alfuzosine soient moins susceptibles de provoquer ce problème que les traitements plus anciens. Le Dr Roach conseille à ses patients de se lever lentement, en plusieurs étapes, pour minimiser ce risque. D’autres effets secondaires possibles incluent des maux de tête, un nez bouché ou qui coule, et des troubles de l’éjaculation, mais ils sont généralement peu fréquents après quelques semaines de traitement.
Il insiste sur l’importance d’informer le chirurgien ophtalmologiste de tout antécédent de prise d’alpha-bloquants, comme la tamsulosine, avant une opération de la cataracte, en raison du risque potentiel d’un syndrome de l’iris souple peropératoire. Avant d’envisager une intervention chirurgicale, le Dr Roach recommande souvent d’essayer une autre classe de médicaments, les inhibiteurs de la 5-alpha réductase (finastéride ou dutastéride), qui peuvent réduire le risque de cancer de la prostate d’environ 60 %, bien que leur action soit plus lente.
Bien que la chirurgie de la prostate puisse être efficace, le Dr Roach note que certains patients rapportent une aggravation de leurs symptômes après l’intervention. C’est pourquoi il ne la recommande qu’en dernier recours, lorsque les médicaments ne fonctionnent plus et que les symptômes sont suffisamment gênants pour justifier une intervention.
Le Dr Roach regrette de ne pas pouvoir répondre aux lettres individuelles, mais il les intégrera dans la colonne autant que possible. Les lecteurs peuvent envoyer leurs questions par courriel à [email protected] ou par courrier à 628 Virginia Dr., Orlando, FL 32803.
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