Publié le 8 décembre 2025 09:45:00. Un reportage de la chaîne néerlandaise NPO Start donne la parole à des habitants de colonies israéliennes en Cisjordanie, remettant en question le statut de ces territoires occupés et exposant la diversité des motivations qui poussent à s’y installer.
- Des habitants de colonies israéliennes en Cisjordanie ne se considèrent pas comme des colons, affirmant un lien historique et religieux avec la terre.
- Le reportage met en lumière la diversité des profils des colons, entre convictions religieuses et considérations économiques.
- Le journaliste Hans van der Steeg souligne l’importance de donner la parole à ces populations souvent réduites à des stéréotypes.
Hans van der Steeg a rencontré Mirjam et Corinne, des femmes vivant depuis longtemps dans des colonies en Cisjordanie. Alors que la communauté internationale considère ces territoires comme occupés et Israël comme un occupant illégal, ces femmes rejettent cette qualification. Elles ne se perçoivent pas comme des colons, mais comme des personnes revenant sur une terre qui leur est historiquement chère.
« L’histoire juive a commencé ici. Je dirais plutôt que nous avons été renvoyés. »
Corinne, habitante d’une colonie
Van der Steeg a exprimé sa satisfaction d’avoir pu mener cette enquête de terrain : « On parle beaucoup des colons, on en parle souvent dans les informations, mais je pense qu’il est important de parler aux gens. J’ai essayé d’en faire une conversation juste et critique. » Il souligne la nécessité de dépasser les clichés et de comprendre les motivations individuelles.
Le reportage révèle que les colons sont loin d’être un groupe homogène. Certains sont animés par des convictions religieuses profondes, s’appuyant sur des références bibliques pour justifier leur présence. Van der Steeg note qu’il peut être difficile d’aborder la question avec eux : « Il est parfois difficile qu’ils introduisent la Bible ici et maintenant, du genre ‘regardez, c’est dans la Bible, alors fini la discussion, ce pays est le nôtre’. »
D’autres, en revanche, sont motivés par des considérations purement économiques. Van der Steeg les appelle les « colons économiques » : « Ils vivent juste de l’autre côté de la frontière parce que les maisons y sont moins chères, alors qu’ils travaillent simplement à Tel Aviv ». Cette situation illustre la complexité de la question et les multiples facteurs qui contribuent à la présence de colons en Cisjordanie.
La conversation de Hans van der Steeg est visible dans le programme C’est le problème sur NPO Start. Une version abrégée est également disponible sur
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