Publié le 9 janvier 2024 à 10h12. Face au stress, notre corps réagit instinctivement, souvent sans que nous ayons le temps de réfléchir. Psychologues et thérapeutes décryptent ces réactions automatiques, loin d’être des traits de personnalité, mais de véritables stratégies de survie.
Lorsque le stress se manifeste, la première réaction est corporelle. Certains auront tendance à l’affronter, d’autres à fuir ou à se figer complètement. Selon les spécialistes interrogés par HuffPost, il ne s’agit pas de caractéristiques inhérentes à notre personnalité, mais de mécanismes de protection développés par notre système nerveux au fil du temps.
Ces réactions se déclenchent face à une menace, une pression intense ou une surcharge émotionnelle. Elles ne sont pas le fruit d’un choix conscient. Lorsque le corps bascule en mode survie, les fonctions logiques du cerveau sont mises à l’épreuve, rendant ces réactions parfois surprenantes et difficiles à maîtriser.
Quatre modes de protection face au stress
Les experts distinguent quatre réactions fondamentales au stress : le combat, la fuite, le blocage et l’accommodation. Chacune d’entre elles se manifeste différemment selon les individus et les situations. La réaction de combat s’exprime souvent par de l’irritabilité, de la colère ou un besoin de contrôle. On peut alors se sentir rapidement sur la défensive, argumenter ou élever la voix face à une situation perçue comme menaçante.
La réaction de fuite, quant à elle, se traduit par une tentative d’éviter la menace, non pas toujours en s’éloignant physiquement, mais en se retirant mentalement ou émotionnellement. Cela peut se manifester par la procrastination, le fait de rester constamment occupé ou de se distraire avec son travail et ses écrans.
Le blocage, ou réaction de gel, se caractérise par un arrêt complet du corps, plutôt que par une activation. L’esprit peut se vider, la capacité de prendre des décisions disparaît et il devient impossible d’agir. Extérieurement, cela peut être perçu comme de l’indifférence, mais il s’agit en réalité d’une surcharge émotionnelle.
Enfin, l’accommodation consiste à créer un sentiment de sécurité en s’adaptant aux autres. Cela peut se traduire par le besoin de plaire, des excuses inutiles ou la priorité donnée aux besoins d’autrui.
Il est important de noter que la plupart des individus utilisent plusieurs de ces stratégies, en fonction du contexte. Une réaction au travail ne sera pas forcément la même à la maison.
Comprendre ses réactions pour mieux les gérer
Selon les experts, ces réactions ne sont pas des défauts de caractère, mais des mécanismes de survie appris par notre système nerveux. L’objectif n’est donc pas de les supprimer, mais de les identifier et de les comprendre. En prenant conscience de ces schémas, il devient possible d’agir de manière plus consciente et de sortir des réflexes automatiques.
Source: HuffPost