Publié le 14 octobre 2025 05:00:00. Des astronautes chinois et américains ont rapporté des bruits mystérieux et inexpliqués pendant leurs missions spatiales, remettant en question notre compréhension du silence de l’univers. Ces phénomènes, décrits comme des coups ou des sifflements, persistent malgré les tentatives d’explication scientifique.
- Des astronautes chinois ont entendu des « coups » réguliers sur leur capsule spatiale lors de plusieurs missions entre 2003 et 2008.
- Des astronautes américains ont rapporté des « sifflements » près de la face cachée de la Lune en 1969.
- Les scientifiques proposent diverses théories, allant des tensions thermiques aux micrométéoroïdes, mais aucune n’explique pleinement ces phénomènes.
En octobre 2003, l’astronaute chinois Yang Liwei a vécu une expérience troublante à bord du vaisseau spatial Shenzhou 5. Selon ses propres dires, il a perçu des frappes rythmiques sur la capsule, comme s’il était frappé avec un marteau. Un son clair et régulier, impossible à reproduire une fois revenu sur Terre, et qui défiait toutes les lois de la physique.
Ce n’est pas un incident isolé. D’autres astronautes chinois ont signalé des sons similaires lors de missions en 2005 et 2008. Au sein du programme spatial chinois, ces « coups » sont devenus une sorte de légende urbaine, une expérience que la nouvelle génération d’astronautes semble considérer comme un phénomène normal. Yang Liwei avait d’ailleurs rassuré son successeur :
« Si vous l’entendez, ne vous inquiétez pas. »
Yang Liwei, astronaute chinois
L’expérience n’est pas uniquement chinoise. En 1969, lors d’un vol d’essai préparatoire à la mission Apollo 11, les astronautes américains Thomas Stafford, John Young et Eugene Cernan ont entendu des « sifflements » étranges de l’autre côté de la Lune. Ils les ont surnommés « musique spatiale ». La NASA a initialement attribué ces sons à des interférences radio, mais tous les scientifiques ne sont pas convaincus par cette explication.
Plusieurs théories tentent d’expliquer ces phénomènes. L’une d’elles évoque les tensions thermiques : les variations extrêmes de température entre le soleil et l’ombre pourraient provoquer des contractions et des dilatations rapides des matériaux de la capsule, générant des craquements ou des cognements. Cependant, la régularité et la répétition des sons observés ne correspondent pas à ce type de manifestation. Une autre piste est celle des micrométéoroïdes, de minuscules particules entrant en collision avec la coque à grande vitesse. Mais aucune trace d’impact n’a été détectée, et là encore, la régularité des sons pose problème.
Une troisième hypothèse suggère une perception humaine particulière, une réaction de l’audition et du cerveau dans un environnement isolé et inhabituel. Toutefois, il n’existe pas de précédents d’hallucinations similaires sans cause physique avérée.
Récemment, la NASA a capté des ondes de plasma, des signaux électromagnétiques qui, une fois convertis en sons audibles, ressemblent à des chants d’oiseaux, des sirènes ou des mélodies étranges. Il ne s’agit pas de sons au sens strict du terme, mais de vibrations de champs magnétiques transformées en fréquences perceptibles par l’oreille humaine. En 2021, un signal « sonore » inattendu d’une durée de 50 secondes a été enregistré, avec une modification soudaine de ses caractéristiques. Les scientifiques restent perplexes.
L’histoire de Yang Liwei suggère que même dans le silence apparent de l’univers, des phénomènes que la science moderne peine à expliquer peuvent se produire. Il ne s’agirait peut-être pas de « sons » au sens traditionnel, mais plutôt de manifestations d’un environnement que nous ne comprenons pas encore pleinement. La prochaine fois que des astronautes entendront ces mystérieux coups, les scientifiques seront à l’écoute.
