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Comment détecter la pathologie chronique la plus courante

by Sophie Martin

Publié le 3 novembre 2025. La stéatose hépatique, ou foie gras non alcoolique, est la maladie chronique la plus répandue, touchant près d’un tiers de la population. Souvent silencieuse, elle peut évoluer vers des complications graves, mais un indicateur simple permet d’identifier les personnes à risque.

  • Près de 3 personnes sur 10 développeront une stéatose hépatique au cours de leur vie.
  • La maladie est souvent asymptomatique, ce qui rend le dépistage précoce crucial.
  • L’indice de stéatose hépatique, calculé lors de certains examens médicaux, peut aider à identifier les personnes à risque.

Un excès de graisse corporelle peut avoir des conséquences néfastes sur la santé, notamment en s’infiltrant dans les organes internes. C’est le cas de la stéatose hépatique non alcoolique, la pathologie chronique la plus fréquente. Selon une étude de 2023 publiée dans la revue Hepatology, environ 30 % de la population en sera affectée à un moment donné de sa vie.

Le foie, explique le Dr Benjamín Polo Lorduy, chef du service de système digestif de l’hôpital universitaire Fundación Jiménez Díaz (Madrid), est un organe particulièrement résistant à la pénétration des substances :

« La graisse se dirige d’abord vers les zones accessibles, comme les seins et les hanches… Une fois qu’elle atteint le foie, il est très difficile pour elle d’en sortir. »

Benjamín Polo Lorduy, chef du service du système digestif de l’hôpital universitaire Fundación Jiménez Díaz (Madrid)

Mais pourquoi la graisse quitte-t-elle les zones de stockage habituelles pour s’accumuler dans le foie ? La Dre Beatriz González, spécialiste en endocrinologie à l’hôpital Quirónsalud Sagrado Corazón (Séville), répond :

« Le tissu adipeux a une capacité de stockage limitée. Lorsque cette capacité est dépassée, la graisse se dépose dans d’autres organes, comme le foie. C’est alors qu’on parle de maladie du foie associée à un dysfonctionnement métabolique. »

Beatriz González, spécialiste du service d’endocrinologie de l’hôpital Quirónsalud Sagrado Corazón (Séville)

L’aspect le plus préoccupant de la stéatose hépatique, souligne le Dr Rafael Esteban Mur, chef du service de médecine interne de l’hôpital Quirónsalud de Barcelone, est son absence de symptômes, surtout à ses débuts :

« Elle ne produit aucun symptôme ni douleur, en particulier dans les premiers stades de la maladie. »

Rafael Esteban Mur, chef du service de médecine interne de l’hôpital Quirónsalud de Barcelone

Cependant, il est possible de prévenir cette affection. L’indice de stéatose hépatique, un indicateur calculé lors de certains examens médicaux professionnels, permet d’identifier précocement les personnes susceptibles de développer cette pathologie. Une étude récente de Quirónprevención, publiée dans la revue scientifique de la Société espagnole des médecins généralistes, confirme son efficacité.

La fibrose est la première étape de l’évolution défavorable de la stéatose hépatique. Le Dr Mur résume les différentes phases de la maladie :

« On commence par la stéatose hépatique, le dépôt de graisse. Ensuite, il y a la fibrose, l’apparition de cicatrices dans l’organe et le début des dommages cellulaires. »

Rafael Esteban Mur, chef du service de médecine interne de l’hôpital Quirónsalud de Barcelone

La prévention et la prise en charge précoce de cette maladie sont essentielles, compte tenu de sa prévalence, de son impact sur la santé et le mode de vie, et du risque mortel qu’elle peut représenter. Il s’agit donc d’un sujet à aborder avec sérieux et prudence.

EO/// Avec informations de : El País / Roynel Rojas

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