Home MondeComment les voyages ferroviaires à travers l’Europe pourraient être accélérés dans les années à venir

Comment les voyages ferroviaires à travers l’Europe pourraient être accélérés dans les années à venir

by Clara Dubois

La Commission européenne ambitionne de révolutionner les déplacements ferroviaires à travers le continent, en rendant les trajets entre les grandes villes plus rapides, plus fiables et plus écologiques. Une nouvelle stratégie, dévoilée en novembre 2025, vise à accélérer le développement du réseau ferroviaire à grande vitesse et à encourager une alternative durable à l’avion.

L’objectif est clair : réduire significativement les temps de parcours sur des liaisons clés. La Commission cite notamment l’exemple d’Athènes à Sofia, dont le trajet pourrait être ramené à six heures, et de Copenhague à Berlin, qui ne prendrait plus que quatre heures. Ces améliorations s’inscrivent dans un objectif plus large de neutralité climatique pour l’Union européenne d’ici 2050.

« Le train à grande vitesse ne se limite pas à réduire les temps de trajet, il s’agit d’unir les Européens, de renforcer notre économie et de prendre la tête de la course mondiale au transport durable », a déclaré Apostolos Tzitzikostas, commissaire européen chargé des transports et du tourisme durables.

Pour atteindre ces objectifs, la Commission prévoit de mettre en place des calendriers contraignants d’ici 2027 pour éliminer les obstacles qui ralentissent actuellement les liaisons transfrontalières. Un plan de financement, élaboré en concertation avec les États membres, l’industrie et les acteurs financiers, sera présenté dans les mois à venir.

Plusieurs projets concrets sont déjà à l’étude. La liaison Copenhague-Berlin bénéficiera notamment de l’ouverture du tunnel Fehmarn Belt, actuellement en construction entre le Danemark et l’Allemagne. Bien qu’un retard ait été annoncé, repoussant son achèvement à fin 2032 au plus tôt, la Commission européenne reste optimiste et table sur une réduction significative des temps de trajet d’ici 2030.

Par ailleurs, des connexions transfrontalières entre les pays baltes sont prévues, ainsi qu’une nouvelle ligne directe reliant Paris, Madrid et Lisbonne. Ces développements s’appuieront sur le réseau transeuropéen de transport (RTE-T), une initiative existante de l’Union européenne.

« Nous transformons nos ambitions en actions : éliminer les barrières, mobiliser des investissements pour des infrastructures modernes et faire du transport ferroviaire transfrontalier l’épine dorsale d’une Europe neutre en carbone, compétitive et sûre », a insisté Apostolos Tzitzikostas.

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