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Comment Rahul Gandhi a formulé la critique du panel de sondage lors du débat du Lok Sabha sur les réformes électorales

Publié le 9 décembre 2025 14:22:00. L’opposition indienne a intensifié ses critiques envers la Commission électorale, remettant en question son impartialité et exigeant un retour au scrutin papier face à des accusations de manipulation des élections et de…

Comment Rahul Gandhi a formulé la critique du panel de sondage lors du débat du Lok Sabha sur les réformes électorales

Publié le 9 décembre 2025 14:22:00. L’opposition indienne a intensifié ses critiques envers la Commission électorale, remettant en question son impartialité et exigeant un retour au scrutin papier face à des accusations de manipulation des élections et de capture des institutions.

  • L’opposition réclame un retour au vote papier et une réforme de la loi régissant la nomination des responsables électoraux.
  • Des accusations de collusion entre la Commission électorale et le gouvernement en place ont été portées, notamment concernant la révision des listes électorales.
  • Des divergences au sein de l’opposition sont apparues quant à la pertinence du retour au vote papier.

Le Parlement indien a été le théâtre de vives tensions mardi, alors que l’opposition a saisi l’occasion d’un débat sur les réformes électorales pour exprimer ses profondes préoccupations concernant l’intégrité du processus démocratique. Au cœur des critiques, l’impartialité de la Commission électorale (CE) est remise en question, avec des allégations de favoritisme envers le parti au pouvoir, le BJP.

Rahul Gandhi, figure de proue de l’opposition, a réitéré ses accusations de fraude électorale et de capture des institutions, affirmant que des preuves de collusion entre la CE et le gouvernement existaient. Il a également annoncé son intention de modifier une loi de 2023 qui protège les responsables électoraux de toute poursuite judiciaire pour les actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions.

« Nous allons changer la loi, et nous la changerons rétroactivement, et nous viendrons vous trouver »

Rahul Gandhi

Il a dénoncé un système où le Premier ministre Modi et son ministre de l’Intérieur, Amit Shah, ont un contrôle disproportionné sur la nomination des membres de la CE.

L’opposition demande notamment un retour au scrutin papier, estimant que les machines à voter électroniques (MVE) sont susceptibles d’être manipulées. Cependant, des divisions internes sont apparues sur ce point. Si la plupart des partis d’opposition soutiennent cette demande, le TMC et le PCN(SP) se sont montrés plus réservés. Supriya Sule, du PCN(SP), a justifié son positionnement en expliquant qu’elle avait été élue à quatre reprises grâce aux MVE.

Manish Tewari, député du Congrès, a ouvert le débat en exigeant soit un décompte obligatoire à 100 % des bulletins de vérification des votes (VVPAT), soit un retour aux bulletins de vote papier. D’autres députés, comme Dayanidhi Maran du DMK et Anil Desai de Shiv Sena (UBT), ont également plaidé pour un retour au scrutin papier. Kalyan Banerjee, du TMC, et Tewari ont également contesté le pouvoir de la CE de mener une révision intensive des listes électorales (SIR) à l’échelle nationale, la qualifiant de tentative de suppression d’électeurs plutôt que d’authentification.

Les inquiétudes de l’opposition portent également sur une modification récente de la loi permettant à la CE de détruire les images de vidéosurveillance des processus électoraux 45 jours après la proclamation des résultats. Gandhi a interrogé le gouvernement sur les raisons de cette décision, la qualifiant de tentative de dissimuler des preuves de fraude.

« Pourquoi la loi concernant les vidéosurveillance et les données qu’elles contiennent a-t-elle été modifiée ? Pourquoi la loi a-t-elle été mise en place qui permet à la CE de détruire les images de vidéosurveillance 45 jours après les élections ? Quel est le besoin ? »

Rahul Gandhi

Plusieurs députés de l’opposition ont également évoqué des décès survenus lors de la révision intensive des listes électorales, soulignant un climat de méfiance envers la CE. Selon Supriya Sule, la neutralité politique de la Commission est désormais sérieusement remise en question.

Tewari a proposé d’élargir le comité de sélection des membres de la CE pour inclure le chef de l’opposition au sein du Rajya Sabha et le juge en chef de la Cour suprême, afin de garantir un processus plus équilibré et transparent. Il a également appelé à interdire les transferts directs d’argent aux populations par les gouvernements avant les élections.

L’opposition a demandé que les listes électorales lisibles par machine soient mises à disposition de tous les partis politiques un mois avant les élections, ainsi que la restauration de la loi permettant la destruction des images de vidéosurveillance. Elle a également réclamé un accès complet à l’architecture des MVE pour permettre à des experts indépendants de vérifier leur intégrité.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.