Publié le 10 octobre 2024 à 22h15. Le Hamas a accepté de libérer les otages détenus en échange d’un cessez-le-feu négocié avec l’aide de Donald Trump, malgré l’absence de garanties concernant un retrait israélien complet de Gaza, un pari fondé sur la confiance accordée à l’ancien président américain.
- Le Hamas a conclu un accord de cessez-le-feu, entré en vigueur ce vendredi 10 octobre, en échange de la libération des otages.
- L’implication de Donald Trump dans les négociations a joué un rôle déterminant dans la décision du Hamas, malgré les risques encourus.
- Le mouvement islamiste palestinien espère que cette libération d’otages renforcera le soutien international à la cause palestinienne.
Après avoir signé mercredi un accord de cessez-le-feu négocié sous l’égide de Donald Trump, le Hamas semble accorder une confiance renouvelée à l’ancien locataire de la Maison Blanche. Cette confiance est d’autant plus notable qu’il avait, plus tôt cette année, évoqué la possibilité d’expulser les Palestiniens de Gaza et de transformer l’enclave en une zone touristique contrôlée par les États-Unis.
L’accord de cessez-le-feu, effectif depuis ce vendredi, prévoit la remise des otages détenus par le Hamas, sans pour autant garantir le retrait total des forces israéliennes de Gaza. Cette décision représente un calcul risqué pour le mouvement islamiste, qui mise sur l’engagement personnel de Donald Trump dans le processus. Le Hamas est conscient que la détention prolongée d’otages nuit à la perception de sa cause sur la scène internationale.
Les dirigeants du Hamas ne sont pas sans connaître les dangers de cette stratégie. Ils craignent qu’Israël ne reprenne ses opérations militaires une fois les otages libérés, un scénario déjà observé après un cessez-le-feu similaire en janvier, dans lequel Donald Trump et son équipe avaient également joué un rôle.
Malgré certaines revendications qui restent insatisfaites, notamment l’amorce d’un processus conduisant à la création d’un État palestinien, le Hamas s’est dit suffisamment rassuré par la présence de proches collaborateurs de Donald Trump lors de pourparlers indirects avec Israël. Ces rencontres se sont déroulées dans un centre de conférences situé à Charm el-Cheikh, en Égypte, une station balnéaire au bord de la mer Rouge.
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