Home NouvellesConfirmation du premier décès dû au virus du Nil occidental dans le comté de Los Angeles, alors que des études montrent que la sécheresse pourrait augmenter le risque

Confirmation du premier décès dû au virus du Nil occidental dans le comté de Los Angeles, alors que des études montrent que la sécheresse pourrait augmenter le risque

by Nicolas Lefèvre

Le comté de Los Angeles déplore son premier décès de l’année lié au virus du Nil occidental. L’infection, transmise par les moustiques, a été particulièrement présente dans la vallée de San Fernando, où les conditions de sécheresse pourraient amplifier le risque.

Un habitant du comté de Los Angeles est décédé des suites d’une maladie neurologique causée par le virus du Nil occidental, a confirmé vendredi le département de la santé publique. La victime, dont l’identité n’a pas été divulguée, avait été hospitalisée dans la vallée de San Fernando. À ce stade, 14 cas d’infection ont été recensés dans l’ensemble du comté en 2025, dont la moitié se concentre dans cette même vallée.

Les autorités sanitaires rappellent que le mois d’octobre marque le pic de la saison des moustiques en Californie du Sud. En moyenne, le comté de Los Angeles enregistre 58 infections par le virus du Nil occidental chaque année depuis 2020, avec un décès annuel en moyenne, selon les données du département de la santé publique.

Aux États-Unis, environ 2 000 personnes sont touchées chaque année par le virus du Nil occidental, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Les symptômes peuvent varier considérablement. Les formes bénignes se manifestent par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des vomissements, des éruptions cutanées ou de la diarrhée. Cependant, des cas plus graves peuvent entraîner une raideur de la nuque, une confusion, des tremblements, des convulsions, une faiblesse musculaire, une perte de vision, un engourdissement ou une paralysie. Les séquelles d’une infection sévère peuvent être permanentes, voire mortelles.

Il est important de noter que certaines personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Le département de la santé publique de Californie souligne la présence de plusieurs espèces de moustiques du genre Culex, principaux vecteurs du virus, dans tout le comté de Los Angeles.

La vallée de San Fernando est actuellement confrontée à des restrictions d’eau et a connu, au cours des douze derniers mois, des précipitations inférieures à la moyenne et des conditions de sécheresse prolongées. Une étude récente des National Institutes of Health (NIH) en 2025 a mis en évidence un lien entre la sécheresse et l’augmentation des facteurs de risque liés au virus du Nil occidental. L’étude, basée sur l’analyse de données provenant de plus de 50 000 pièges à moustiques, a révélé que, bien que la sécheresse réduise les populations globales de moustiques et les points d’eau stagnante, elle tend à concentrer les moustiques et les oiseaux infectés autour des sources d’eau restantes. Ce phénomène favorise une transmission plus rapide du virus, qui peut ensuite infecter les humains.

Dans la vallée de San Fernando, où la sécheresse devrait persister pendant la saison sèche liée au phénomène La Niña, la diminution des sources d’eau pourrait donc entraîner une augmentation des taux d’infection.

Pour prévenir la transmission du virus du Nil occidental, les CDC recommandent de limiter les activités extérieures pendant les heures d’activité maximale des moustiques. Les autorités conseillent également de vider ou de remplacer les récipients contenant de l’eau stagnante (lieux de reproduction des moustiques), d’installer des moustiquaires aux fenêtres et de porter des vêtements protecteurs ou d’utiliser un insectifuge lors de sorties.

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