L’intelligence artificielle promet de transformer nos vies, mais au-delà des annonces grandioses, les attentes divergent. Des outils pour simplifier le quotidien aux assistants numériques plus intuitifs, les professionnels de tous horizons partagent leurs besoins et leurs frustrations face à cette technologie en constante évolution.
Selon un récent article du New York Times, l’une des avancées les plus attendues est la capacité à interagir vocalement avec nos ordinateurs. Cependant, l’auteur nuance cet enthousiasme, soulignant qu’il s’agit pour l’instant davantage de doter les chatbots d’une voix humaine que de leur conférer une réelle compréhension du langage naturel. « Si nous pouvons arriver au point où les assistants IA agissent davantage comme l’ordinateur dans “Star Trek” et moins comme un collégien récalcitrant, j’en serai ravi », a-t-il déclaré.
La recherche d’un successeur au smartphone, évoquée dans l’article, a également suscité des réactions mitigées. Si certains imaginent des lunettes intelligentes, d’autres, comme l’auteur, souhaiteraient simplement une meilleure intégration des applications mobiles sur les ordinateurs portables. Il illustre cette frustration avec l’exemple des menus d’hôtel accessibles via des codes QR : « C’est génial, mais je préfère ne pas lire ces documents sur mon téléphone alors que j’ai un ordinateur portable en parfait état sur le bureau. » Il déplore la complexité inutile de devoir scanner un code pour ensuite ouvrir le lien sur un autre appareil, suggérant que les hôtels pourraient simplement afficher ces informations sur leur site web.
Au-delà des usages grand public, de nombreux professionnels aspirent à des outils d’IA capables de simplifier leurs tâches quotidiennes. Les demandes sont variées : retrouver facilement des paramètres cachés dans Windows 11, identifier l’expéditeur d’un e-mail perdu, automatiser les réponses aux invitations sans fuseau horaire, ou encore signaler les réunions avec des participants externes. « J’aimerais que l’IA équilibre mon chéquier et catégorise toutes mes dépenses, en trouvant le problème lorsque les choses ne correspondent pas. Cela me donnera plus de temps pour mon passe-temps qu’est la photographie. Je ne veux pas que l’IA fasse des photos à ma place », témoigne une personne interrogée.
L’ajustement des algorithmes des réseaux sociaux est également un souhait exprimé, avec l’objectif de filtrer les contenus indésirables et de privilégier ceux qui intéressent réellement l’utilisateur. Cette demande soulève cependant des questions sur le modèle économique de ces plateformes, dont la compréhension reste limitée pour beaucoup.
D’autres évoquent des applications plus spécifiques, comme l’amélioration des infrastructures de transport, notamment aux États-Unis, où les alternatives à la voiture individuelle sont souvent limitées. « J’étais en Europe plus tôt cette année et j’ai fait bon usage de leur solide infrastructure ferroviaire. Maintenant que je suis de retour aux États-Unis, je me rends compte à quel point les options longue distance sont pathétiques si vous n’êtes pas sur la côte est », explique un voyageur.
Certains restent sceptiques quant à la rapidité des avancées de l’IA, craignant de ne pas avoir le temps de maîtriser les nouveaux outils avant qu’ils ne soient remplacés. D’autres, plus pragmatiques, soulignent les lacunes actuelles de la technologie, comme l’incapacité à résoudre des problèmes simples, tels que la parité des fonctionnalités entre les différentes versions d’Outlook. « S’il est si facile d’utiliser l’IA pour écrire du code, pourquoi Microsoft ne parvient-il pas à trouver comment obtenir la parité des fonctionnalités entre le nouveau et le classique Outlook ? », s’interroge un informaticien.
Enfin, une demande récurrente émerge : des mises à jour logicielles qui n’interrompent pas les flux de travail des utilisateurs. Un souhait modeste, mais essentiel pour une adoption réussie de l’IA.
Que ce soit pour automatiser des tâches fastidieuses, optimiser les infrastructures ou simplement mieux gérer son garde-manger, l’IA suscite de nombreuses attentes. L’avenir nous dira si ces espoirs seront à la hauteur de la réalité.
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