Une vaste opération de police, baptisée “Jumbo”, a été menée le 7 octobre 2025 dans le quartier de Belsunce à Marseille, aboutissant à 22 interpellations et à la fermeture de plusieurs établissements. Cette action, coordonnée par la préfecture, vise à renforcer la sécurité et à lutter contre les activités illégales dans ce secteur sensible du centre-ville.
L’opération “Jumbo” s’inscrit dans un plan plus large de restauration de la sécurité quotidienne. Elle mobilise non seulement les forces de l’ordre – policiers et CRS – mais également divers services de l’État, tels que l’Urssaf, les douanes et les services des finances publiques. L’objectif est de mener des contrôles approfondis, tant sur le plan de la sécurité que sur le plan administratif et économique.
Cette intervention à Belsunce, qui s’est concentrée autour des rues des Dominicaines, des Petites-Maries et Maurice Korsec, n’est pas isolée. Elle fait suite à deux opérations similaires menées précédemment à Marseille. En avril dernier, une première vague avait permis d’effectuer 10 000 contrôles, d’interpeller 106 personnes et de placer 12 individus en centre de rétention administrative. Neuf commerces avaient été fermés à cette occasion. Un mois plus tard, en mai, l’opération “Jumbo 2” avait conduit à contrôler 1 990 personnes, à effectuer 41 interpellations et à placer 21 personnes en garde à vue. Au total, 42 établissements avaient été contrôlés, entraînant douze infractions et quatorze sanctions administratives, dont une pouvant aller jusqu’à la fermeture.
Lors de l’opération du 7 octobre, 48 personnes ont été contrôlées. Parmi elles, 22 ont été interpellées, dont 11 étaient en situation irrégulière. Sept de ces dernières ont été placées en centre de rétention administrative (CRA). De plus, 14 amendes forfaitaires délictuelles (AFD) ont été dressées pour usage de stupéfiants, et deux autres pour vente à la sauvette.
Les contrôles se sont également étendus aux établissements commerciaux. Quatorze hôtels et restaurants ont été inspectés. Les services d’hygiène ont requis la fermeture de trois établissements. Concernant les restaurants, sept sanctions administratives ont été demandées, quatre infractions de travail dissimulé ont été constatées. Du côté des hôtels, quatre procès-verbaux ont été dressés pour défaut d’affichage des prix à destination de la clientèle.
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