Publié le 26 novembre 2025. Le groupe Cordlife, spécialisé dans la conservation de sang de cordon ombilical, s’est vu interdire de collecter, tester, traiter ou stocker de nouveaux échantillons à Singapour, suite à des manquements répétés relevés par les autorités sanitaires.
- Cordlife est suspendu de toute activité de collecte et de traitement de nouveaux échantillons de sang de cordon.
- Le ministère de la Santé (MOH) a imposé des conditions strictes à la licence de l’entreprise, qui seront maintenues même en cas de renouvellement en janvier 2026.
- Cette décision fait suite à un audit révélant des problèmes de gouvernance, de gestion des incidents et de conformité aux normes de sécurité.
Le ministère de la Santé a annoncé mercredi que Cordlife ne pourra plus accepter de nouveaux dépôts de sang de cordon (CBU). L’entreprise sera toutefois autorisée à conserver les unités existantes et à faciliter leur transfert vers d’autres banques, ainsi que leur cession aux clients qui en feraient la demande.
Cette mesure fait suite à un avis d’intention émis en septembre dernier, prévoyant une suspension potentielle des activités de Cordlife pour une durée d’un an. Un audit de suivi, réalisé en juillet 2025, avait mis en évidence des lacunes significatives dans les procédures de collecte, de traitement et de test de 160 nouveaux échantillons de sang de cordon collectés depuis janvier.
Après un examen approfondi de la réponse de Cordlife, le ministère de la Santé a estimé que les préoccupations soulevées lors de l’audit n’avaient pas été suffisamment traitées pour garantir la sécurité, l’éthique et la qualité clinique des services proposés. Il a donc décidé d’imposer des conditions supplémentaires à la licence de l’entreprise.
« Pour garantir que Cordlife continue de remplir ses obligations en vertu de la loi sur les services de santé et de mieux garantir la continuité et la sécurité des CBU déjà stockées chez Cordlife par les clients existants, le ministère de la Santé a décidé de prendre des mesures réglementaires… »
Ministère de la Santé
Le ministère exige également le remplacement du responsable actuel de la gouvernance clinique de Cordlife et une réévaluation complète des dossiers de laboratoire concernant les 160 échantillons problématiques. Un suivi rigoureux sera assuré et d’autres mesures pourraient être prises en cas de nouvelles non-conformités.
Ces sanctions interviennent après la révélation de problèmes de conservation en novembre 2023, qui avaient conduit à une enquête. Sept réservoirs de stockage avaient été exposés à des températures inadéquates, rendant environ 2 200 unités de sang de cordon non viables et affectant plus de 2 150 clients. En avril 2024, une nouvelle évaluation avait révélé que 5 300 autres unités stockées dans un autre réservoir et un expéditeur sec étaient également compromises. Plus d’informations sur cette enquête.
Cordlife avait été autorisé à reprendre des services limités en septembre 2024, en attendant le renouvellement de sa licence en janvier 2025. Les nouvelles conditions imposées par le ministère de la Santé signifient que ces activités seront considérablement restreintes jusqu’à ce que l’entreprise démontre sa capacité à respecter les réglementations en vigueur.
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