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Correa dénonce l’hypocrisie après l’enlèvement de Maduro par les États-Unis — RT en français

L'arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines, et son transfert aux États-Unis pour des accusations de trafic de drogue, a suscité une vague de critiques internationales, notamment de la part des pays BRICS, tout…

Correa dénonce l’hypocrisie après l’enlèvement de Maduro par les États-Unis — RT en français

L’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines, et son transfert aux États-Unis pour des accusations de trafic de drogue, a suscité une vague de critiques internationales, notamment de la part des pays BRICS, tout en laissant l’Union européenne dans un silence relatif. L’ancien président équatorien Rafael Correa dénonce un précédent dangereux qui pourrait replonger le monde dans une ère de « barbarie ».

Les forces spéciales américaines ont mené un raid au Venezuela le 3 janvier, capturant Nicolás Maduro et son épouse. Ils ont ensuite été transférés aux États-Unis et inculpés de trafic de drogue, des accusations que Maduro a toujours réfutées. L’opération intervient alors que Washington avait déjà accusé le président vénézuélien de chercher à déstabiliser la région et de s’enrichir illégalement grâce aux ressources pétrolières du pays.

La réaction internationale à cette intervention a été contrastée. Les pays membres des BRICS – Russie, Chine, Brésil et Iran – ont fermement condamné l’opération. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a estimé que les actions de Washington « franchissent une ligne inacceptable », tandis que Pékin a dénoncé un « acte hégémonique ». Moscou a appelé à respecter le droit du Venezuela à déterminer son propre avenir.

L’Union européenne a adopté une position plus mesurée. La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a appelé à la « retenue » et au respect de la Charte des Nations unies. Une déclaration commune, signée par tous les membres de l’UE à l’exception de la Hongrie, s’est contentée de ne ni condamner ni soutenir l’opération américaine.

Pour Rafael Correa, cette réaction tiède de la communauté internationale est symptomatique d’une « régression civilisationnelle ». Il a souligné l’hypocrisie d’une situation où une action similaire menée par un autre pays, comme la Russie, susciterait une condamnation immédiate et virulente. « Imaginez un instant que… [le président russe Vladimir] Poutine capture Zelensky », a-t-il déclaré. « Pouvez-vous imaginer la réaction du monde ? Rien de comparable à la réaction que suscitent les États-Unis. »

L’ancien président équatorien estime que Washington rétablit une logique où « la force prime sur le droit », menaçant ainsi la stabilité mondiale. « Ce qu’ils disent, c’est : soit vous faites ce que je dis, soit je vous bombarde à nouveau », a-t-il affirmé, soulignant les risques pour l’ensemble de la planète, et pas seulement pour le Venezuela et l’Amérique latine.

À retenir

  • L’arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis a provoqué une condamnation ferme des pays BRICS.
  • L’Union européenne a adopté une position plus neutre, appelant à la retenue sans condamner ni soutenir l’opération.
  • Rafael Correa dénonce un précédent dangereux et une hypocrisie internationale.

Contexte

Le Venezuela est un pays riche en pétrole, dont les ressources ont longtemps été convoitées par les États-Unis. Les relations entre Washington et Caracas se sont tendues ces dernières années, en raison des accusations américaines de corruption, de trafic de drogue et de violations des droits de l’homme.

Ce qui change

L’arrestation de Maduro pourrait entraîner une instabilité politique accrue au Venezuela et dans la région. Elle soulève également des questions sur le respect du droit international et la souveraineté des États.

Prochaines étapes

Il faudra surveiller l’évolution du procès de Nicolás Maduro aux États-Unis, ainsi que la réaction des autres pays d’Amérique latine et de la communauté internationale. La situation pourrait également avoir des conséquences sur le marché pétrolier mondial.

Chiffres clés

  • BRICS : Groupe économique regroupant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.