L’intoxication au plomb, bien que largement prévisible, demeure un problème de santé publique majeur à l’échelle mondiale, touchant de manière disproportionnée les enfants d’Asie du Sud-Est. Selon les estimations, elle est responsable de 1,5 % des décès annuels dans le monde.
Les disparités régionales sont frappantes. Au Cambodge, près de 79,4 % des enfants présentent des taux de plomb dans le sang supérieurs au seuil de 5 μg/dL fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). À titre de comparaison, en Thaïlande, ce chiffre s’élève à 1,6 % – un taux comparable à celui observé dans les pays à revenu élevé.
L’exposition au plomb est particulièrement concentrée dans les pays à faible revenu d’Asie du Sud-Est, où vivent plus de 20 % des enfants affectés par cette menace sanitaire. Cette situation souligne l’importance de mesures préventives ciblées pour protéger les populations les plus vulnérables.
L’intoxication au plomb peut avoir des conséquences graves sur la santé, notamment des troubles du développement neurologique chez les enfants. Bien qu’elle soit évitable, elle continue de représenter un défi de santé publique significatif à l’échelle mondiale.
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