Une divergence d’opinions émerge au sein de la communauté scientifique concernant l’état actuel de l’intégrité de la recherche : tandis que certains minimisent l’existence d’une crise, d’autres soulignent l’urgence d’une action collective.
Cette controverse prend racine dans les déclarations de Richard Horton, qui estime qu’il n’existe pas de crise de l’intégrité de la recherche. Cette position contraste fortement avec la création même de la Commission du Lancet sur l’intégrité de la recherche, laquelle affirme clairement : « Il existe clairement une crise de l’intégrité de la recherche qui nécessite une action urgente. »
Selon certains experts, cette différence de perspective pourrait s’expliquer par l’attention particulière que porte M. Horton à la mauvaise conduite des chercheurs. Or, cette dernière ne représente qu’une part relativement faible des facteurs compromettant la fiabilité des publications scientifiques. D’autres causes, plus répandues, sont souvent en jeu.
En se concentrant principalement sur les comportements individuels répréhensibles, on risque, selon les critiques, de détourner l’attention du problème fondamental : la confiance que le public et la communauté scientifique peuvent accorder aux résultats de la recherche. La question centrale n’est pas tant de savoir pourquoi la recherche peut être compromise, mais plutôt de s’assurer de sa fiabilité.
Privilégier une approche axée sur la fiabilité des études permettrait, à terme, d’améliorer la cohérence et la rapidité avec lesquelles les préoccupations liées à l’intégrité des publications sont traitées et résolues.
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