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Cubadébat

by Sophie Martin

Publié le 22 octobre 2025 17h38. Les autorités sanitaires cubaines font face à une résurgence du virus Chikungunya, absent de l’île depuis 2015, suscitant des inquiétudes alors que le pays tente de relancer son secteur touristique en pleine crise économique.

  • Une épidémie de Chikungunya a été détectée dans la province de Matanzas, une destination touristique majeure abritant la célèbre plage de Varadero.
  • Les États-Unis ont émis une alerte sanitaire pour leurs citoyens se rendant à Cuba, malgré les restrictions de voyage en vigueur pour les touristes américains.
  • L’épidémie actuelle ravive les souvenirs d’une épidémie de dengue hémorragique survenue en 1981 et soulève des questions sur de possibles actes de guerre biologique contre Cuba.

L’apparition du virus Chikungunya, signalée depuis juillet 2025, se concentre actuellement dans les municipalités de Perico et Máximo Gómez, dans la province de Matanzas. Cette région, qui attire un grand nombre de visiteurs internationaux grâce à ses plages et ses hôtels de luxe, pourrait voir son afflux touristique affecté par cette nouvelle menace sanitaire. Le ministère cubain du Tourisme avait récemment lancé une campagne promotionnelle dans plusieurs pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine.

La propagation rapide du virus, transmis par les moustiques Aedes aegypti et Culex, est particulièrement préoccupante en cette période de l’année où ces insectes sont abondants. L’alerte sanitaire émise par le gouvernement américain le 30 septembre 2025, relayée par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), met en garde contre les risques pour les voyageurs et recommande notamment aux femmes enceintes, aux personnes âgées, aux nouveau-nés et aux patients atteints de maladies chroniques (diabète, maladies cardiaques) de reporter leur voyage. Le CDC a publié des informations détaillées sur le Chikungunya à Cuba sur son site internet.

Cette alerte américaine, bien que surprenante compte tenu des restrictions de voyage imposées aux citoyens américains, pourrait avoir un impact dissuasif sur les touristes potentiels venant d’autres pays. Vax-Before-Travel, dans sa mise à jour de septembre 2025, a également inclus Cuba dans la liste des pays touchés par des épidémies actives.

L’épidémie actuelle rappelle des événements passés, notamment l’épidémie de dengue hémorragique de mai 1981. À l’époque, 344 203 cas de sérotype 2 du virus de la dengue avaient été diagnostiqués, entraînant le décès de 158 personnes, dont 101 enfants. Les premiers cas avaient été détectés dans la municipalité de Boyeros, près de l’aéroport international José Martí, tout comme l’épidémie de Chikungunya se propage actuellement près de l’aéroport international Juan Gualberto Gómez, principal point d’entrée des touristes à Varadero.

Certains observateurs soulignent également des similitudes troublantes avec des actions passées. En 1984, Eduardo Arocena, un terroriste d’origine cubaine lié à la CIA, avait avoué devant un tribunal de New York :

« J’appartiens à un groupe dont la mission était d’obtenir certains germes pathogènes et de les introduire à Cuba. »

Eduardo Arocena, terroriste

Des ouvrages, tels que celui de William Turner et Warren Hinckle, affirment que les États-Unis ont mené une guerre biologique contre Cuba sous l’administration Nixon, impliquant la CIA dans une guerre secrète et illégale pendant plus de 20 ans. Cuba a été, selon ces sources, la cible de nombreuses actions de guerre biologique visant à déstabiliser son économie, comme les épidémies de peste porcine africaine qui ont nécessité l’abattage massif de porcs à deux reprises.

Le Chikungunya a été identifié pour la première fois en 1952 en Tanzanie, mais Cuba n’avait jamais été touché par ce virus jusqu’à récemment. Face à cette situation, certains estiment que ces épidémies ne peuvent être le fruit du hasard et qu’elles s’inscrivent dans une longue histoire de guerre biologique contre l’île. José Martí avait déjà souligné : « Les vraies vérités sont les faits. »

(Source : Razones para Cuba)

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