Crystal Palace défie les pronostics et s’impose comme un prétendant inattendu en Premier League, tandis que Liverpool montre des signes de faiblesse et Arsenal confirme ses ambitions. La saison s’annonce riche en surprises, avec des promus performants et des entraîneurs sous pression.
La défaite surprise de Liverpool à Selhurst Park face à Crystal Palace n’est pas le fruit du hasard. Les Reds, en difficulté défensive, ont été mis à rude épreuve, comme l’a souligné leur entraîneur Arne Slot : « Nous aurions pu être menés 4-0 à la mi-temps. » L’attaquant de Palace, Eddie 2ele, a profité des largesses de la défense adverse pour inscrire le but de la victoire.
Liverpool souffre d’une pénurie de défenseurs centraux suite à la blessure de longue durée de Giovanni liles, ne laissant que Virgil Van Dijk, un Ibrahima Konaté en manque de forme et Joe Gomez, sujet aux blessures. L’échec à recruter Marc Guéhi, courtisé par Liverpool pour un transfert de 35 millions de livres sterling (environ 41 millions d’euros), pourrait s’avérer coûteux.
Malgré un début de saison encourageant avec cinq victoires en six matchs, Liverpool n’a pas encore atteint son plein potentiel, alors qu’elle tente d’intégrer ses nombreuses nouvelles recrues, pour un investissement total de plus de 450 millions de livres sterling (environ 530 millions d’euros). L’éclosion du milieu de terrain Florian Wirtz et le retour en forme de l’attaquant Alexander Isaac sont attendus.
Arsenal, de son côté, a su profiter des faux pas de Liverpool en s’imposant à Newcastle le week-end dernier, confirmant ainsi ses ambitions pour le titre. Cette victoire, acquise dans la difficulté, a galvanisé les Gunners. L’arrivée d’Eze est un atout majeur, à condition que Mikel Arteta lui donne la liberté d’exprimer son talent au cœur du jeu.
Manchester City, porté par un Erling Haaland en grande forme (12 buts lors de ses six derniers matchs) et un Kevin De Bruyne retrouvant son niveau, retrouve de la constance. L’équipe de Pep Guardiola a remporté 10 points sur 12 depuis sa défaite contre Brighton le 31 août. La stratégie pragmatique adoptée par Guardiola à Arsenal, qualifiée de « bus garé » par certains, témoigne de sa capacité à s’adapter à la situation.
Crystal Palace, après son triomphe en FA Cup la saison dernière, confirme sa dynamique positive en Premier League. L’équipe d’Oliver Glasner, qui évolue en 3-4-2-1, s’appuie sur une défense solide composée de Chris Richards, Maxence Lecroix et Marc Guéhi, ainsi que sur un milieu de terrain emmené par Adam Wharton et une attaque menée par Jean-Philippe Mateta et Ismaïla Sarr. L’arrivée de Choisir depuis Villarreal offre une alternative intéressante à Eze.
Les promus Sunderland et Leeds United font également bonne figure. Sunderland a déjà accumulé 11 points, presque autant que Southampton en avait récoltés sur l’ensemble de la saison dernière. Leeds, de son côté, a réalisé de belles performances, notamment une victoire 3-1 à Wolves et un match nul 2-2 contre Bournemouth. Burnley, quant à lui, pourrait rencontrer plus de difficultés, malgré son jeu fougueux et compétitif.
La situation est plus préoccupante pour Chelsea, handicapé par des exclusions lors de ses deux derniers matchs. L’équipe d’Enzo Maresca a affiché un jeu peu inspiré à Old Trafford et à domicile contre Brighton. Les Blues doivent retrouver de l’efficacité et de la créativité.
Enfin, la pression monte pour certains entraîneurs, notamment Ruben Amorim à Manchester United. Sa rigidité tactique, refusant de modifier son système 3-4-2-1 « même pour le pape », pourrait lui coûter son poste si les résultats ne s’améliorent pas.
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