Publié le 17 décembre 2025 à 14h26. Le gouvernement argentin assouplit les contrôles d’importation pour une large gamme de produits, en reconnaissant les certifications de sécurité émises par des organismes internationaux, dans une démarche visant à réduire la bureaucratie et à stimuler la concurrence.
- Le gouvernement argentin cessera de réaliser des contrôles de qualité sur certains produits importés déjà certifiés par des organisations internationales reconnues.
- Cette mesure s’applique aux produits médicaux, aux articles ménagers et aux produits industriels, entre autres.
- Le décret n° 892, publié au Journal Officiel, officialise cette reconnaissance mutuelle des certifications.
Cette décision, officialisée ce mercredi par le décret n° 892 publié au Journal Officiel, vise à simplifier les procédures commerciales et à alléger la charge administrative pour les importateurs. Elle fait suite à une annonce du ministre de la Déréglementation, Federico Sturzenegger, qui a souligné l’inefficacité de la duplication des contrôles.
Concrètement, les produits médicaux de classes I et II (tels que les fauteuils roulants), les produits ménagers (nettoyants, désinfectants, etc.) et les produits industriels disposant de réglementations techniques, qui ont déjà reçu une autorisation de vente dans des pays comme l’Australie, les membres de l’AELE, les États-Unis, l’Union européenne, Israël, le Japon et le Royaume-Uni, pourront désormais être importés en Argentine sans nécessiter de certifications locales supplémentaires.
« Désormais, les produits médicaux I et II, tout produit ménager, et les produits industriels avec des réglementations techniques, etc., qui ont déjà une autorisation de vente dans des pays aux normes sanitaires et techniques élevées, pourront entrer sans avoir besoin d’effectuer des certifications locales »,
Federico Sturzenegger, ministre de la Déréglementation
Le ministre a justifié cette mesure en affirmant que si un produit est déjà approuvé dans des pays aux normes élevées, il est illogique de l’obliger à subir à nouveau l’ensemble des procédures de contrôle. Il a également souligné que cette simplification favorisera une plus grande concurrence et des prix plus avantageux pour les consommateurs.
Le décret précise la nécessité de “rationaliser l’activité commerciale” en éliminant les “barrières et restrictions de l’État” et en “favorisant en même temps une débureaucratisation de l’État national”.
Cependant, certains produits sont exclus de cette simplification. Les armes, les explosifs, les substances chimiques, les marchandises d’occasion, les produits dont la commercialisation est interdite en Argentine, ainsi que les aliments et les médicaments réglementés par les codes argentins, resteront soumis aux contrôles habituels. De même, les produits agricoles bruts (graines, fruits, bétail, viande) ne bénéficieront pas de cette mesure.
Les importateurs devront néanmoins fournir une déclaration sur l’honneur garantissant que les produits importés ne présentent aucun risque pour la santé humaine ou animale.


