New York – Le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé que des discussions sur le mécanisme de réintégration des sanctions (Snapback) avaient abouti à un accord initial avec plusieurs pays européens, avant que ces mêmes pays ne reviennent sur leurs positions après des entretiens avec les États-Unis. Cette volte-face, selon le président iranien, illustre une pression américaine constante visant à affaiblir Téhéran.
S’exprimant en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, Masoud Pezeshkian a précisé avoir rencontré le président français Emmanuel Macron, ainsi que des représentants de la Norvège, de la Finlande, de la Suisse et le président du Conseil européen. Lors de ces rencontres, il a exposé les positions de l’Iran sur les questions nucléaires et les sanctions.
« Les dirigeants européens ont exprimé leur mécontentement face à la situation actuelle », a déclaré le président Pezeshkian, « mais concrètement, aucune action n’est entreprise. Les discussions avec les Américains, quant à elles, ont été marquées par des excuses répétées. »
Le président iranien a également souligné que les échanges avec des groupes de réflexion et des centres de recherche américains ont confirmé une volonté affichée des États-Unis de freiner la puissance iranienne. « Il est devenu clair que les États-Unis ne souhaitent pas voir un Iran fort et cherchent à nous affaiblir progressivement », a-t-il ajouté. « Cela nous oblige à redoubler de vigilance. »
Concernant le programme nucléaire iranien, Masoud Pezeshkian a réitéré la volonté de Téhéran de dialoguer et de faire preuve de transparence. « Nous avons déclaré notre ouverture au dialogue et à la transparence concernant notre programme nucléaire, mais l’autre partie, sous prétexte constant, ne démontre aucune réelle volonté de résoudre le problème », a-t-il conclu.
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