Publié le 24 octobre 2024 10h33. Le Service de police de sécurité (PST) norvégien a ouvert une enquête sur Kongsberg Discovery, une filiale du groupe Kongsberg, pour de possibles violations de la réglementation sur le contrôle des exportations, suite à des révélations sur des ventes de technologies à la Russie.
- Le PST enquête sur Kongsberg Discovery pour des infractions potentielles aux règles d’exportation.
- L’enquête fait suite à des informations divulguées par des médias, notamment NRK, concernant la vente de technologies sous-marines avancées à la Russie.
- Kongsberg affirme avoir respecté les réglementations en vigueur au moment des transactions.
L’enquête a été annoncée ce mercredi par Thomas Blom, avocat au sein du PST, à la chaîne de télévision publique norvégienne NRK. Selon ses déclarations, la couverture médiatique récente a mis en lumière des éléments justifiant une investigation plus approfondie.
« Le PST a décidé aujourd’hui d’ouvrir une enquête contre Kongsberg Discovery pour violation de la réglementation sur le contrôle des exportations. La raison de notre décision est que, grâce à la couverture médiatique de ces derniers jours, des informations sont apparues qui donnent au PST une raison de mener une enquête plus approfondie. »
Thomas Blom, avocat au PST
NRK a révélé jeudi dernier que Kongsberg Gruppen, le plus grand fabricant d’armes de Norvège, aurait vendu des technologies qui ont finalement atterri en Russie. Plus précisément, une filiale de Kongsberg aurait vendu des technologies sous-marines avancées, développées en Norvège et en Occident, à un client russe pendant plus de dix ans.
Kongsberg Gruppen, qui fournit également des technologies de défense à l’OTAN, a déclaré à NRK avoir respecté les réglementations en vigueur au moment des livraisons. L’entreprise affirme que toutes les transactions ont été effectuées conformément aux règles d’exportation applicables à l’époque.
Cette affaire intervient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par des préoccupations croissantes concernant les liens entre la Russie et les entreprises occidentales, notamment dans le secteur de la défense. Nettavisen s’interroge sur la position de la Norvège dans ce contexte.
Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN, a récemment évoqué, lors d’une interview, un mélange de dynamiques issues de la Première et de la Troisième Guerre mondiale, soulignant la complexité de la situation internationale actuelle.
