Bien que de nombreux effets indésirables courants liés à l’utilisation de la chimiothérapie pour le cancer de l’ovaire puissent être évités et/ou gérés, la neuropathie est un effet secondaire particulièrement difficile à traiter pour les cliniciens, selon une experte.
L’experte a souligné que les toxicités associées aux agents chimiothérapeutiques sont généralement prévisibles, compte tenu de leur longue utilisation dans le traitement de cette maladie. Elle a abordé plusieurs effets indésirables hématologiques, notamment les cytopénies et la diminution du nombre de cellules sanguines, qui sont gérés individuellement et peuvent nécessiter des transfusions, des médicaments ou une surveillance attentive. De plus, les nausées et les vomissements peuvent être atténués grâce à des stratégies de prétraitement et de post-traitement que les patients peuvent utiliser à domicile.
L’alopécie, bien que gênante, peut souvent être inévitable, mais les techniques de refroidissement du cuir chevelu peuvent aider à prévenir la pénétration de la chimiothérapie dans les follicules pileux, réduisant ainsi la perte de cheveux. L’experte a mis en évidence les neuropathies comme un besoin non satisfait pour les patientes, car elles peuvent avoir des conséquences à vie, et a souligné que la recherche n’a pas encore trouvé de solution définitive.
Transcription:
Le cancer de l’ovaire est souvent traité par une combinaison de chimiothérapies cytotoxiques et de thérapies ciblées, comme les inhibiteurs de PARP. Les chimiothérapies cytotoxiques standard, telles que celles à base de platine et le paclitaxel, utilisées depuis des décennies dans le traitement du cancer de l’ovaire et d’autres cancers, présentent des toxicités prévisibles. Parmi celles-ci, on retrouve les cytopénies, ou la diminution du nombre de cellules sanguines, qu’il s’agisse d’anémie, de thrombocytopénie ou de neutropénie. Ces effets nécessitent une prise en charge individualisée, qui peut inclure des transfusions, des médicaments pour augmenter le nombre de globules blancs ou une surveillance étroite des plaquettes. Il s’agit d’une toxicité courante et partagée par de nombreux agents chimiothérapeutiques.
D’autres effets indésirables courants sont les nausées et les vomissements. Heureusement, les prétraitements et les traitements post-thérapeutiques disponibles permettent aux patients de soulager ces symptômes à domicile. L’alopécie est un effet secondaire gênant pour de nombreux patients. Bien que nous ne puissions pas prévenir l’alopécie chez tous les patients, des dispositifs de refroidissement du cuir chevelu sont désormais disponibles pour diminuer la pénétration des chimiothérapies dans les follicules pileux, réduisant ainsi ou empêchant la perte de cheveux.
Un domaine où des améliorations sont encore nécessaires est celui des neuropathies. Malheureusement, cet effet secondaire est fréquent chez les patients traités par chimiothérapie. Les neuropathies, qui se manifestent souvent par des picotements, des douleurs ou une perte de sensation dans les doigts et les orteils, peuvent survenir pendant la chimiothérapie. Chez de nombreux patients, ces effets peuvent devenir permanents. Nous travaillons à la prévention et au traitement des neuropathies, mais nous n’avons pas encore trouvé de solution.