La perte de cheveux, longtemps considérée comme un problème masculin, touche en réalité la moitié des femmes au cours de leur vie. Des causes hormonales aux facteurs génétiques, en passant par le stress lié à des événements comme la COVID-19, les raisons sont multiples, mais des solutions existent pour aider à retrouver confiance et à stimuler la repousse.
À New York, Alison Richards a constaté dans sa vingtaine un amincissement progressif de ses cheveux blonds, qui ont fini par tomber. Un témoignage loin d’être isolé : les spécialistes estiment que la moitié des femmes seront confrontées à une perte de cheveux à un moment donné de leur vie. Dans une société où l’image est omniprésente et où les célébrités ont souvent recours à des artifices comme les extensions ou les perruques, cette situation peut être particulièrement difficile à vivre.
Le cycle de croissance capillaire est un processus complexe, naturellement rythmé par des phases de croissance et de chute, explique le Dr Carolyn Goh, dermatologue à l’UCLA. Une perte de cheveux modérée est donc normale. Cependant, des facteurs de stress importants, tels qu’une grossesse ou une infection comme la COVID-19, peuvent perturber ce cycle et entraîner une chute plus importante. Dans de nombreux cas, cette perte est temporaire et les cheveux repoussent spontanément.
Si la repousse ne se fait pas naturellement, un diagnostic médical précis est essentiel. L’alopécie androgénétique, communément appelée calvitie féminine, est la forme la plus fréquente de perte de cheveux permanente chez les femmes. Elle se manifeste souvent par un éclaircissement au niveau du sommet du crâne et peut s’aggraver avec l’âge. D’autres affections, comme la pelade, une maladie auto-immune, provoquent des plaques de calvitie circulaires. Un diagnostic précis est crucial, car chaque type de perte de cheveux nécessite un traitement spécifique.
Les options thérapeutiques sont variées, allant des lotions topiques à base de minoxidil aux médicaments plus récents, comme les inhibiteurs de JAK, particulièrement prometteurs dans le traitement de la pelade. Ces médicaments agissent en régulant le système immunitaire et en favorisant la croissance des cheveux. Au-delà des traitements médicaux, le soutien psychologique et le partage d’expériences sont également importants. Thea Chassin, fondatrice de l’association « Bald Girls Do Lunch », insiste sur le fait que la perte de cheveux n’est pas une fatalité et qu’il existe de nombreuses façons de l’accepter et de se sentir bien dans sa peau : « La perte de cheveux n’est pas la fin du monde et il existe de nombreuses façons d’y faire face et de se sentir bien. »