Publié le 15 décembre 2025 à 19h14. Delhi est confrontée à une crise de pollution atmosphérique majeure, avec une qualité de l’air classée « dangereuse » et des perturbations importantes dans les transports et les activités quotidiennes.
- Plus de 40 vols ont été annulés à l’aéroport international Indira Gandhi et de nombreux autres ont subi des retards.
- Les autorités ont interrompu les chantiers de construction, limité l’utilisation des véhicules diesel et encouragé le télétravail.
- La qualité de l’air à Delhi est actuellement bien plus mauvaise que la moyenne observée en 2024, dépassant plus de 21 fois les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.
La capitale indienne suffoque sous un épais brouillard de pollution, avec un indice de qualité de l’air (IQA) atteignant 433 ce lundi 15 décembre 2025 à 7h35 heure du Pacifique. Selon les données de IQAir, la qualité de l’air est classée comme « dangereuse », un niveau qui présente des risques importants pour la santé de la population.
Les conséquences de cette pollution sont déjà bien visibles. L’aéroport international Indira Gandhi a été particulièrement touché, avec l’annulation de plus de 40 vols et des retards considérables pour de nombreux autres. Les liaisons ferroviaires ont également été affectées. Les autorités de New Delhi ont pris des mesures d’urgence, notamment l’arrêt des chantiers de construction, la restriction de l’utilisation des véhicules et des générateurs diesel, et la recommandation aux employés de bureau et aux étudiants de privilégier le télétravail.
La situation est d’autant plus préoccupante que la qualité de l’air actuelle dépasse largement les niveaux observés en 2024. La concentration moyenne de particules fines PM2,5 pour Delhi en 2024 était de 108,3, correspondant à un IQA de 188, classé comme « malsain ». Les niveaux actuels sont plus de 21 fois supérieurs aux recommandations annuelles de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui s’établissent à 5 µg/m³.
Les experts estiment que cette crise est due à une combinaison de facteurs locaux et régionaux. Les émissions des véhicules, la pollution industrielle et la poussière provenant des chantiers de construction contribuent à la dégradation de la qualité de l’air en milieu urbain. À cela s’ajoute le brûlage des résidus de récolte dans les États voisins du Pendjab et de l’Haryana, qui libère d’importantes quantités de fumée dans l’atmosphère. Les conditions météorologiques hivernales, caractérisées par des inversions de température et des vents calmes, aggravent encore la situation en piégeant les polluants près du sol.
La position géographique de Delhi, dans la plaine indo-gangétique, la rend également vulnérable à la pollution transfrontalière provenant d’autres régions de l’Inde. Les prévisions indiquent que la qualité de l’air restera probablement dangereuse toute la nuit, avec une possible amélioration vers un niveau « malsain » mardi si les conditions météorologiques changent et que les sources de pollution diminuent.
Pour se protéger de cette mauvaise qualité de l’air, il est conseillé de limiter les activités extérieures, de porter un masque de protection respiratoire approprié et d’utiliser des purificateurs d’air performants.
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