Home MondeDemande que le rôle du Royaume-Uni soit pris en compte dans le naufrage du Manawanui

Demande que le rôle du Royaume-Uni soit pris en compte dans le naufrage du Manawanui

by Clara Dubois

Publié le 24 décembre 2025 à 12h24. Le naufrage du navire de guerre néo-zélandais Manawanui au large des Samoa en octobre 2024 continue de susciter des interrogations, notamment sur la répartition des responsabilités et l’étendue des compensations dues aux populations locales.

  • Un professeur de droit néo-zélandais estime que le Royaume-Uni doit être impliqué dans l’indemnisation des villageois affectés par le naufrage.
  • La Nouvelle-Zélande a déjà versé 6 millions de dollars (environ 10 000 tala samoans) au gouvernement des Samoa.
  • L’épave du Manawanui reste sur le récif de Tafitoala et continue d’impacter l’environnement marin et les activités de pêche locales.

Plus d’un an après le naufrage du HMNZS Manawanui, les conséquences de cet incident se font encore sentir aux Samoa. Le navire de guerre néo-zélandais s’est échoué sur le récif de Tafitoala, au sud de l’île d’Upolu, le 6 octobre 2024, avant de sombrer après avoir pris feu. L’épave, reposant désormais sur le flanc à environ 30 mètres de profondeur, constitue une menace pour l’écosystème marin et perturbe les activités de pêche traditionnelles des villages côtiers.

Si la Nouvelle-Zélande a pris en charge une partie des coûts liés à l’incident, en versant 6 millions de dollars au gouvernement samoan, certains experts estiment que cette compensation est insuffisante et que d’autres acteurs doivent être tenus responsables. Le professeur Paul Myburgh, de l’Université de technologie d’Auckland (AUT), soulève notamment la question du rôle du Royaume-Uni dans cette affaire.

« Nous savons que le gouvernement britannique a sollicité l’aide de la marine néo-zélandaise pour étudier ce récif. Je me demande donc quel est, selon le gouvernement britannique, son devoir éthique et légal envers ces villageois. Si cette demande n’avait pas été formulée, cet incident ne se serait probablement jamais produit. »

Paul Myburgh, professeur de droit, Université de technologie d’Auckland (AUT)

Des documents officiels, rendus publics grâce à la loi sur l’accès à l’information, révèlent que le ministère des Affaires étrangères samoan avait initialement demandé une indemnisation de 10 000 tala samoans (6 millions de dollars néo-zélandais) à la Nouvelle-Zélande. Le Dr Iati Iati, expert en sécurité du Pacifique à l’Université de Victoria, se demande si la Nouvelle-Zélande devrait être le seul pays à assumer les coûts du naufrage, d’autant plus que l’incident a coïncidé avec la tenue du Sommet du Commonwealth (CHOGM) et la visite du roi Charles III dans la région. Plus d’informations sur les circonstances du naufrage.

L’épave du Manawanui reste un problème majeur pour les communautés locales. Le Comité consultatif des Samoa sur la pollution marine attend un rapport détaillé sur l’état de l’épave dans les prochaines semaines, afin d’évaluer les risques environnementaux et de déterminer les mesures à prendre pour minimiser leur impact. Le professeur Myburgh souligne que même après l’élimination des dangers immédiats, tels que les risques de pollution par le carburant, l’épave continue d’affecter l’environnement et les moyens de subsistance des populations locales, qui dépendent de la pêche pour leur alimentation.

La Haute Commission britannique et le ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni ont été contactés pour obtenir des commentaires sur cette affaire.

Inscrivez-vous à Nga Pitopito Korero, une newsletter quotidienne organisée par nos rédacteurs et livrée directement dans votre boîte de réception chaque jour de la semaine.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.