Publié le 4 décembre 2024 14h15. Des inquiétudes grandissantes se sont exprimées parmi les dirigeants européens quant à un possible désengagement américain vis-à-vis de l’Ukraine, laissant Kiev face à des négociations délicates sans garanties de sécurité claires.
- Le président français Emmanuel Macron a mis en garde contre le risque d’une livraison de l’Ukraine par les États-Unis sans protections adéquates.
- Le chancelier allemand Friedrich Merz a exhorté le président Zelensky à la prudence, estimant que l’Ukraine est manipulée.
- Plusieurs responsables européens, dont le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, ont souligné la nécessité de soutenir Volodymyr Zelensky.
Des craintes sérieuses ont été exprimées lors d’une récente discussion entre dirigeants européens concernant l’évolution du soutien américain à l’Ukraine. Selon un compte rendu de cette conversation, révélé par le magazine allemand Der Spiegel, Emmanuel Macron a alerté sur un scénario où les États-Unis pourraient abandonner l’Ukraine à son sort, sans offrir de garanties de sécurité robustes.
Macron a qualifié la situation de « grand danger » pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le chancelier allemand Friedrich Merz a enfoncé le clou, appelant Zelensky à une extrême vigilance.
« Ils jouent avec vous et avec nous. »
Friedrich Merz, chancelier allemand
Cette déclaration, selon Der Spiegel, fait référence à la mission de Steve Witkoff à Moscou.
D’autres voix se sont élevées pour exprimer leur préoccupation. Alexander Stubb, le président finlandais, a insisté sur l’importance de ne pas laisser l’Ukraine et son président « seuls face à ces gens ». Même Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN, qui a publiquement loué l’ancien président américain Donald Trump, a convenu qu’il était crucial de « protéger Volodymyr Zelensky », selon le compte rendu de la réunion.
Der Spiegel précise que les propos rapportés sont issus d’un résumé en anglais de la conversation et que les citations ont été confirmées par plusieurs participants. L’équipe du magazine a interrogé les personnes présentes, qui ont attesté de l’exactitude des transcriptions.
L’attaché de presse de Zelensky n’a pas souhaité commenter ces informations, tout comme le bureau de Friedrich Merz. L’Élysée, de son côté, a contesté les propos attribués à Emmanuel Macron.
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