Publié le 13 octobre 2025 à 00:44:00. Un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est sur le point d’être mis en œuvre, prévoyant la libération d’otages israéliens en échange de prisonniers palestiniens, dans un contexte de négociations intensives et d’une conférence de paix imminente à Charm el-Cheikh.
- Le Hamas doit commencer à libérer les otages israéliens, vivants ou décédés, en sa possession.
- La cérémonie de remise des otages ne se déroulera pas à Gaza, contrairement aux précédents échanges.
- Israël libérera 250 prisonniers palestiniens, dont certains condamnés à la prison à vie, ainsi que des détenus de Gaza.
Des bus de la Croix-Rouge se préparent à accueillir les prisonniers palestiniens qui bénéficieront de cet accord d’échange, selon des informations rapportées lundi à l’aube. Parallèlement, le gouvernement israélien, dirigé par Benjamin Netanyahu, est en pleine consultation téléphonique pour apporter des ajustements à la liste des prisonniers palestiniens qui seront libérés.
Initialement prévue à 1 722, la liste des prisonniers à libérer par Israël a été réduite à 1 718. Sous la pression du Hamas et des médiateurs, le nom de Hossam Abou Safia, directeur de l’hôpital Kamal Adwan, a été ajouté à une liste de réserve. Cela signifie qu’il pourrait être inclus dans la prochaine vague de libérations si des modifications sont apportées à la liste principale.
L’armée israélienne avait arrêté Hossam Abou Safia fin décembre dernier, l’accusant d’implication dans des activités terroristes. Les médias israéliens ont rapporté qu’il avait été interrogé par le Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien, en raison de soupçons de liens avec le Hamas.
Le Hamas devrait libérer 48 otages israéliens, dont 20 encore en vie, qu’il a capturés lors de l’attaque du 7 octobre. En contrepartie, Israël libérera des prisonniers palestiniens condamnés à la prison à vie, ainsi que des détenus originaires de Gaza.
Cet échange de prisonniers précède de quelques heures la tenue d’un “sommet de paix” à Charm el-Cheikh, en Égypte, présidé par les présidents égyptien et américain. Plus de 20 pays, ainsi que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, y participeront. Les pays médiateurs du cessez-le-feu devraient signer un document garantissant l’accord.
Selon une source diplomatique, les États-Unis, l’Égypte, le Qatar et potentiellement la Turquie seront les garants de cet accord. Le président américain Donald Trump, accompagné de plusieurs responsables de son administration, est arrivé en Israël et en Égypte dans le cadre de ces efforts diplomatiques. Il a déclaré que la guerre à Gaza est “terminée” et que le cessez-le-feu tiendra.
Trump a également affirmé que « de nombreuses garanties verbales ont été données concernant la fin du conflit » et a décrit Gaza comme « un site de démolition ». Il a annoncé la formation rapide d’un “conseil de paix” pour Gaza.
