Home MondeDes centaines de personnes se rassemblent devant l’ambassade d’Iran à Londres après le démontage du drapeau et la propagation des manifestations dans le monde

Des centaines de personnes se rassemblent devant l’ambassade d’Iran à Londres après le démontage du drapeau et la propagation des manifestations dans le monde

by Clara Dubois

Publié le 12 janvier 2026 à 07h09. Des milliers de manifestants ont exprimé leur colère à travers le monde, notamment à Londres, en brandissant des symboles de l’ancien régime iranien, tandis que la répression des protestations en Iran continue de faire des victimes.

  • Des centaines de manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade d’Iran à Londres, certains tentant d’escalader les murs et jetant des objets sur le bâtiment.
  • Le drapeau de la République islamique a été remplacé par le drapeau monarchiste Lion et Soleil devant l’ambassade.
  • Le bilan des troubles en Iran s’élève désormais à 579 morts, dont huit enfants, et plus de 10 000 personnes ont été arrêtées.

Londres a été le théâtre de manifestations importantes hier soir, où des centaines de personnes se sont rassemblées devant l’ambassade iranienne, rejoignant plus tard Whitehall. Les manifestants ont exprimé leur opposition au régime iranien en brandissant l’ancien drapeau préislamique du pays, le Lion et Soleil, symbole de la monarchie renversée en 1979.

Des scènes de tension se sont produites devant l’ambassade, avec des manifestants tentant d’escalader les murs et jetant des objets sur le bâtiment. La police métropolitaine a dû intervenir pour empêcher les intrus de pénétrer dans l’enceinte. Des photos de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, ont été brûlées par certains manifestants, tandis que d’autres brandissaient des portraits du prince héritier en exil, Reza Pahlavi.

Reza Pahlavi, 65 ans, a promis d’organiser des élections libres et de se soumettre à un gouvernement démocratiquement élu s’il revenait en Iran après près de cinq décennies d’exil. Il avait 18 ans lorsque son père, le dernier Shah d’Iran, a fui le pays en 1979, suite à la Révolution islamique.

Les manifestations ne se sont pas limitées à Londres. Des rassemblements de soutien ont également eu lieu à Berlin, Madrid et Paris, où les participants ont réclamé la fin du règne de l’ayatollah Ali Khamenei.

La situation en Iran est de plus en plus préoccupante. Selon l’agence de presse Human Rights News, le bilan des troubles a atteint 579 morts, dont huit enfants, après quinze jours de manifestations. Plus de 10 000 personnes auraient été arrêtées. Des sources internes citées par la militante de l’opposition Masih Alinejad affirment que « des centaines de manifestants ont été tués par les forces de sécurité ». Alinejad a également dénoncé une coupure d’internet visant à dissimuler la répression.

Face à cette situation, des politiciens britanniques ont exprimé leur soutien au peuple iranien. Dame Priti Patel, secrétaire fantôme aux Affaires étrangères, a dénoncé la violence du régime iranien, qualifiant les actions des autorités de « brutalement » meurtrières envers des Iraniens courageux et non armés.

« Les despotes de Téhéran doivent savoir qu’ils ne peuvent pas arrêter la volonté du peuple iranien dans sa lutte pour la liberté. »

Dame Priti Patel, secrétaire fantôme aux Affaires étrangères

Heidi Alexander a déclaré que le Royaume-Uni souhaite une « transition pacifique » du pouvoir en Iran. Elle a souligné que le gouvernement britannique considère l’Iran comme un État hostile et une menace pour la sécurité régionale.

Par ailleurs, le Royaume-Uni a convoqué l’ambassadeur iranien à Téhéran, Hugo Shorter, nommé en 2024. Scotland Yard a confirmé deux arrestations à Londres, pour intrusion aggravée et voies de fait contre un secouriste.

L’ancien président américain Donald Trump a exprimé son soutien aux manifestants iraniens et aurait été informé des options militaires possibles. Kemi Badenoch a affirmé qu’elle soutiendrait une éventuelle implication de la RAF si nécessaire.

Badenoch a déclaré qu’elle ne voyait aucun problème à renverser un régime qui tente de nuire au Royaume-Uni, soulignant la menace que représente l’Iran.

« Je ne pense pas que beaucoup de gens se rendent compte à quel point le régime iranien est effrayant et à quel point il a étendu ses tentacules. »

Kemi Badenoch

Keir Starmer a publié une déclaration commune avec le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, appelant les autorités iraniennes à protéger leur population et à garantir la liberté d’expression et de réunion pacifique.

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