Publié le 25 octobre 2025 01:28:00. Des centaines d’élèves d’un lycée de Semarang, en Indonésie, ont manifesté pour dénoncer le manque de réaction des autorités scolaires face à la diffusion de fausses vidéos pornographiques impliquant des membres de la communauté éducative. Cette affaire relance le débat sur la protection des élèves et la lutte contre la cyberintimidation dans le pays.
- Plus d’une douzaine d’élèves du lycée SMAN 11 Semarang pourraient être victimes d’une affaire de fausses vidéos pornographiques diffusées en ligne.
- Les étudiants accusent la direction de l’établissement et les autorités éducatives locales d’un manque de transparence et de soutien aux victimes.
- Deux manifestations étudiantes ont eu lieu cette semaine pour exiger justice et une meilleure protection.
L’affaire a débuté début octobre lorsqu’un utilisateur du réseau social X (anciennement Twitter) a partagé des montages vidéo pornographiques où les visages d’enseignants et d’élèves du SMAN 11 Semarang, surnommé « Smanse », avaient été superposés. La publication, accompagnée de la légende « Scandal Smanse », a rapidement fait le tour des réseaux sociaux.
Les étudiants se disent aujourd’hui abandonnés face à cette situation. Ils dénoncent un manque d’implication des autorités compétentes dans la gestion de cette crise. Selon Albani Telanae, un représentant étudiant, cité par Kompas.com, ni l’Agence centrale de l’éducation et de la culture de Java, ni la direction de l’école n’ont pris d’initiatives concrètes pour signaler l’affaire à la police ou pour apporter un soutien psychologique aux victimes.
« Jusqu’à présent, ni l’Agence centrale de l’éducation et de la culture de Java ni le directeur de l’école n’ont été activement impliqués dans le signalement de l’affaire à la police ou dans le dialogue avec les victimes. Ils ont seulement donné aux victimes un canal pour signaler l’affaire, sans prendre de réelles mesures ni offrir un véritable soutien. C’est pourquoi tant de victimes ont encore peur de se manifester. »
Albani Telanae, représentant étudiant
Les étudiants craignent que le manque de réaction des autorités n’encourage d’autres cas de cyberintimidation et ne dissuade les victimes de se faire connaître. Ils demandent une enquête approfondie et des mesures de protection pour garantir la sécurité et le bien-être de tous les membres de la communauté scolaire.
Une première manifestation avait déjà eu lieu lundi, avec les mêmes revendications. La mobilisation de vendredi dernier confirme la détermination des élèves à obtenir des réponses et des actions concrètes.
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