Des bonbonnes de protoxyde d’azote, initialement destinées à la fabrication de crème fouettée, sont à l’origine d’inquiétudes croissantes dans la région métropolitaine de Vancouver en raison du risque d’explosions dans les centres de traitement des déchets. Metro Vancouver appelle la population à se débarrasser de ces contenants de manière sécuritaire, alors que leur présence dans les déchets augmente.
Paul Henderson, directeur général des services de gestion des déchets solides de Metro Vancouver, explique que le problème s’est intensifié ces derniers mois. Ces bombes aérosols, pouvant contenir jusqu’à trois litres de gaz, sont jetées avec les ordures ménagères, ce qui représente un danger potentiel pour le personnel et les installations.
« Ces contenants sont sous haute pression et leur manipulation incorrecte peut entraîner des explosions », précise M. Henderson. Heureusement, à ce stade, aucune blessure n’a été signalée en lien avec ces incidents.
Pour faciliter leur élimination sécuritaire, Metro Vancouver a annoncé que les centres de recyclage accepteront désormais ces bombes aérosols, à condition que leur valve soit retirée ou que le contenant soit perforé pour garantir qu’il n’est plus sous pression. Il est impératif de ne pas les jeter à la poubelle.
L’origine de cette augmentation soudaine de la présence de ces bonbonnes dans les déchets demeure inconnue. Cependant, des recherches en ligne révèlent que ces produits sont facilement accessibles dans les magasins spécialisés dans la vente de cigarettes électroniques et de tabac.
Ces bonbonnes de protoxyde d’azote ont récemment fait l’objet d’un rappel de Santé Canada, car le gaz qu’elles contiennent – également connu sous le nom de « gaz hilarant » – est utilisé à des fins récréatives. Santé Canada a identifié des produits récréatifs à base d’oxyde nitreux vendus sous différentes marques trompeuses, notamment Embobiner, Fouet principal et Chargeur de crème GreatWhip Max, contenant des gaz aromatisés non autorisés.
M. Henderson a noté une diminution de la prévalence de ces produits dans la région métropolitaine de Vancouver suite à la récente intervention de Santé Canada. Il a également envoyé une lettre à l’organisme fédéral afin d’obtenir une confirmation écrite du caractère illégal de la vente de ces produits.