Une opération militaire américaine audacieuse a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, ce samedi, déclenchant une vague de protestations d’urgence à travers les États-Unis. Des manifestations sont prévues dans plus de 100 villes, alimentées par la crainte d’une intervention motivée par le contrôle des ressources pétrolières du Venezuela.
À retenir
- Le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse ont été capturés lors d’une opération militaire américaine et devraient être inculpés à New York pour narcoterrorisme.
- Des manifestations contre cette action sont organisées dans plus de 100 villes américaines, avec une manifestation principale prévue à Times Square, à New York.
- Les organisateurs dénoncent une opération motivée par le contrôle des réserves pétrolières du Venezuela plutôt que par la lutte contre le trafic de drogue.
Contexte
L’opération, qui s’est déroulée tôt samedi matin, a vu des avions survoler la capitale vénézuélienne, Caracas, où plusieurs explosions ont été signalées. Maduro et Flores ont été transférés à bord d’un navire de guerre américain en direction de New York, où ils seront confrontés à des accusations de complot en vue de commettre des actes de narcoterrorisme. Maduro avait déjà été inculpé en mars 2020 pour ces mêmes accusations, et une prime de 50 millions de dollars (environ 46 millions d’euros) avait été offerte pour des informations menant à son arrestation en août 2025.
La semaine dernière, une frappe de drone de la CIA avait déjà visé une zone d’amarrage utilisée par des cartels de la drogue vénézuéliens, marquant la première opération directe connue sur le sol vénézuélien depuis le début des opérations américaines contre les bateaux soupçonnés de trafic de drogue en septembre dernier. Le président Trump avait auparavant averti qu’il pourrait autoriser des frappes sur des cibles terrestres au Venezuela, et les États-Unis ont également saisi des pétroliers sanctionnés au large des côtes vénézuéliennes, imposant un blocus économique au pays.
Ce qui change
L’opération militaire de samedi a vu Maduro emmené de son domicile à Caracas vers une base militaire. Selon des sources vénézuéliennes, des civils et des militaires ont été tués lors de l’opération, bien qu’aucun chiffre précis n’ait été communiqué. Le président Trump a déclaré que certaines forces américaines avaient été blessées, mais qu’aucune n’avait été tuée. L’administration Trump a affirmé qu’elle prévoyait de « diriger » le Venezuela jusqu’à une transition du pouvoir, bien qu’il n’y ait pour l’instant aucun signe concret de contrôle américain sur le pays.
L’autorité légale de cette opération reste floue. Les commissions des forces armées du Congrès n’ont pas été informées de l’opération, soulevant des questions sur sa légitimité. L’opération rappelle l’invasion américaine du Panama en 1990, qui avait conduit à la capture de Manuel Antonio Noriega.
Prochaines étapes
L’inculpation formelle de Maduro est prévue en début de semaine prochaine devant un tribunal fédéral de Manhattan, où les accusations spécifiques seront officiellement présentées. Les manifestations d’urgence devraient se poursuivre dans les jours à venir, avec des rassemblements prévus à Détroit, Austin, Nashville et la Nouvelle-Orléans, entre autres villes.
Ce que disent les gens
« Il s’agit d’une escalade scandaleuse dans une campagne de meurtres en eaux internationales et de piraterie ciblant les navires civils commerçant avec le Venezuela », a déclaré la Coalition ANSWER. « Cette guerre ne vise pas le trafic de drogue, ni la démocratie, mais le vol des ressources pétrolières du Venezuela et la domination de l’Amérique latine. »
Le Forum des Peuples a déclaré sur Facebook : « Ce matin, Caracas a été bombardée après des semaines de menaces d’invasion terrestre du Venezuela. Cette violence n’est pas faite en notre nom. Nous devons refuser une nouvelle guerre sans fin pour le profit ! »
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Prime offerte pour l’arrestation de Maduro (août 2025) | 50 millions de dollars (environ 46 millions d’euros) |
| Nombre de villes où des manifestations sont prévues | Plus de 100 |
Sources
Déclarations de la Coalition ANSWER et du Forum des Peuples.
Rapports de l’Associated Press.
