Home SantéDes psychologues célèbres parlent de la publication d’articles de manière éthique – 11/08/2025 – Balance

Des psychologues célèbres parlent de la publication d’articles de manière éthique – 11/08/2025 – Balance

by Sophie Martin

Publié le 24 septembre 2025 10h30. De plus en plus de psychologues et de neuropsychologues utilisent les réseaux sociaux pour diffuser des conseils en santé mentale, atteignant ainsi un public large et diversifié, mais cette pratique soulève des questions éthiques et nécessite un esprit critique de la part des utilisateurs.

  • Des professionnels de la santé mentale, notamment de la génération Z, gagnent en popularité sur des plateformes comme Instagram en proposant des contenus courts et informatifs basés sur les neurosciences et la psychologie.
  • L’essor de ces contenus soulève des préoccupations éthiques concernant la responsabilité des professionnels sur les réseaux sociaux et la nécessité de garantir l’exactitude et la fiabilité des informations diffusées.
  • Les experts insistent sur l’importance pour le public de faire preuve de discernement et de vérifier les informations trouvées en ligne, même auprès de sources qu’ils apprécient.

Maria Maia, neuropsychologue de 25 ans et étudiante en master de psychologie, est l’une de ces figures montantes. Son compte Instagram compte plus de 1,2 million d’abonnés et regorge de plus de 2 000 publications. Elle a commencé à publier des vidéos pendant la pandémie, mais a constaté une croissance exponentielle de sa communauté au cours de la dernière année. Ses vidéos abordent des sujets variés, allant des effets psychologiques des commérages aux conseils pour lutter contre l’insomnie, en passant par les risques liés à l’usage récréatif de la marijuana. Elle s’appuie sur les principes des neurosciences et s’assure que ses contenus soient étayés par des preuves scientifiques.

Le psychologue Gabriel Magela, 28 ans, avec plus de 700 000 abonnés, partage le même constat. Il souligne qu’il est impossible de dissocier sa personne en tant qu’individu de son rôle de psychologue. Il s’efforce de partager ses idées de manière éthique, en respectant le Code de déontologie du Conseil fédéral de psychologie (CFP). Cela implique de ne pas divulguer d’informations confidentielles sur ses patients, de ne pas généraliser et de ne pas proposer de solutions miracles.

« Le processus éthique doit respecter tous les concepts de la psychologie en tant que science humaine et sans préjugés. »

Gabriel Magela, psychologue

Maria Maia insiste également sur la nécessité d’une grande responsabilité sur les réseaux sociaux. Elle explique que chaque contenu est soigneusement étudié et peut prendre de une à trois semaines à produire, en fonction de sa complexité. Elle consulte différents articles scientifiques issus de revues réputées et cherche toujours à apporter un contrepoint au sujet abordé. Elle combine des contenus de psychologie et de neurosciences avec des aspects plus personnels de sa vie, estimant qu’il est impossible de séparer le professionnel de l’individu.

Ce phénomène n’est pas limité à la génération Z, souvent qualifiée de “digital natives” (personnes nées entre 1997 et 2012). Leonardo Fraiman, 56 ans, auteur de la méthodologie du projet de vie OPEE (Orientation professionnelle, employabilité et entrepreneuriat), témoigne de l’impact de ces plateformes sur un public plus large. Il a initialement hésité à rejoindre les réseaux sociaux, mais a été convaincu par un collègue de partager son expertise. Son profil compte plus de 2 millions d’abonnés, principalement des femmes âgées de 35 à 54 ans. Il y partage des enseignements sur l’éducation de la petite enfance, les limites et la parentalité, en s’appuyant sur des recherches académiques solides.

Carolina Roseiro, conseillère et porte-parole du CFP, souligne que chaque cas doit être examiné individuellement, en tenant compte de l’environnement publicitaire omniprésent sur les réseaux sociaux. Elle précise qu’il n’y a pas d’interdiction formelle pour les psychologues d’être présents en ligne, que ce soit pour promouvoir leur activité ou pour diffuser des contenus liés à la psychologie. Cependant, elle met en garde contre le risque de banalisation des conseils psychologiques.

« Il faut faire attention à ce que ce format ne banalise pas les conseils liés à la profession de psychologue. »

Carolina Roseiro, conseillère et porte-parole du CFP

Elle recommande que les contenus soient présentés de manière illustrative et que les références scientifiques utilisées soient clairement indiquées, soit dans la légende, soit dans la vidéo elle-même, soit sur le profil du professionnel. Maria Maia renchérit en soulignant l’importance pour le public de développer un esprit critique et de vérifier les informations qu’il trouve en ligne. Réglementation des réseaux sociaux.

« Même les gens que vous aimez suivre disent parfois des bêtises. N’ayez pas peur de faire quelques recherches par vous-même. »

Maria Maia, neuropsychologue

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