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Des responsables iraniens réclament l’acquisition de l’arme atomique

La guerre de sept mois menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique a transformé le débat politique à Téhéran…

Des responsables iraniens réclament l'acquisition de l'arme atomique

La guerre de sept mois menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique a transformé le débat politique à Téhéran, où des personnalités influentes et des législateurs réclament ouvertement l’abandon de la fatwa interdisant l’arme atomique et une modification de la doctrine nucléaire iranienne.

L’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei et de plusieurs hauts responsables de la sécurité lors des premiers bombardements du 28 février a levé un tabou de longue date en Iran. Les appels publics en faveur de l’acquisition d’une force de dissuasion nucléaire se multiplient désormais parmi les responsables de la sécurité et les législateurs.

Le tournant des frappes américano-israéliennes et la pression des ultras

Au sein des institutions dirigeantes, la proportion de ceux qui jugent nécessaire de posséder la bombe est passée « de près de zéro à plus de 50% », selon une source au sein du régime citée par Kapitalis.

iran
Photo : gulf-insider.com

Les partisans de cette option évoquent l’exemple de la Corée du Nord pour affirmer qu’un arsenal atomique garantit la survie face à une intervention extérieure.

Ahmad Bakhshayesh Ardestani, député et membre de la commission de la sécurité nationale du parlement, a récemment déclaré que l’Iran a déjà payé un prix élevé pour son programme et qu’il est temps de produire des armes. Hossein Ali Haji-Deligani, un autre parlementaire, a qualifié le manque de dissuasion nucléaire de faiblesse majeure, suggérant qu’un test pourrait intervenir prochainement, d’après les informations rapportées par Gulf Insider.

'We Want Atomic Bomb': Iranians DECLARE 'Enough Is Enough' | Want Nuclear Warheads Unleashed

Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a quant à lui accusé la politique de Donald Trump de pushing the world toward acquiring nuclear weapons. Le commentateur conservateur Davud Modarresian a affirmé sur les réseaux sociaux que le développement d’une bombe est more important than food et constitue a guarantee of the country’s survival, estimant que l’interdiction religieuse n’a jamais représenté un obstacle réel face à indecision and lack of unified political will. Abolfazl Bazargan, analyste en relations internationales proche des gardiens de la révolution, a indiqué à l’agence Tasnim que refuser de développer l’arme atomique reviendrait à une défaite auto-infligée, préconisant une doctrine de non-recours en premier.

Les divisions face à la doctrine de non-prolifération

Face à ces revendications, le Front Paydari pousse le parlement et le Conseil suprême de sécurité nationale à se retirer formellement du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), ratifié par Téhéran en 1970 après sa signature en 1968, selon les précisions de Le Temps.

Des responsables iraniens réclament l'acquisition de l'arme atomique
Photo : letemps.ch

Les éléments radicaux estiment en effet que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a favorisé les actions militaires contre le pays. Mohammad Mokhber, ancien vice-président et conseiller du Guide suprême Mojtaba Khamenei, a affirmé qu’une telle arme n’est pas indispensable. S’exprimant le 19 octobre, il a déclaré : Any country that has the Strait of Hormuz has no need for an atomic bomb. Il a soutenu que le contrôle de ce détroit impacte des milliards de personnes, tandis qu’une bombe might kill 50,000 to 100,000 people.

Le journaliste Sina Jahani a mis en garde contre une sortie du TNP qui reviendrait à playing into Israel’s hands. De son côté, le commentateur politique Amir Ali Abolfath a rappelé que les adversaires de l’Iran détecteraient toute tentative de fabrication avant son achèvement, posant la question suivante : Would acquiring an atomic bomb after the destruction of the country still bring deterrence?

L’état des infrastructures et le sort des stocks d’uranium

Le point central de l’attention internationale demeure le stock de 440,9 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 pour cent.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.