Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

Deux membres de la mission de détermination des faits sur le Venezuela ont démissionné: les raisons

Publié le 2025-10-02 00:59:00. La Mission internationale indépendante de la détermination des faits sur le Venezuela, chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme, est fragilisée par le départ de deux de ses trois membres, remettant en…

Deux membres de la mission de détermination des faits sur le Venezuela ont démissionné: les raisons

Publié le 2025-10-02 00:59:00. La Mission internationale indépendante de la détermination des faits sur le Venezuela, chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’homme, est fragilisée par le départ de deux de ses trois membres, remettant en question sa capacité à poursuivre son travail dans un contexte politique tendu.

Deux des trois experts composant la Mission internationale indépendante de la détermination des faits sur le Venezuela, établie par les Nations unies, ont annoncé leur démission. Cette décision intervient alors que le groupe fait face à des difficultés opérationnelles croissantes et à des interrogations sur sa pérennité.

Francisco Cox Vial et Patricia Tappatá Valdez quitteront leurs fonctions le 31 octobre prochain, laissant la juriste portugaise Marta Valiñas comme seul membre actif de la mission.

L’avocat chilien Francisco Cox Vial, impliqué dans la mission depuis sa création en 2019, a fait part de sa décision par le biais d’une lettre adressée à l’ambassadeur Jürg Lauber, datée du 23 septembre. Il a exprimé sa gratitude envers le Conseil des droits de l’homme pour le soutien apporté au cours de ces années de travail dans des conditions souvent difficiles.

« Ce fut un honneur de servir à ce titre et je suis reconnaissant au Conseil des droits de l’homme pour cet honneur et le soutien fourni à la mission en ces temps difficiles. »

Francisco Cox Vial, avocat

M. Cox a également salué l’engagement de ses collègues, Marta Valiñas et Patricia Tappatá Valdez, ainsi que la collaboration précieuse des victimes et des organisations vénézuéliennes.

Il a justifié son départ par « d’autres obligations professionnelles » et par la conviction d’avoir accompli sa mission, estimant que « de nouvelles perspectives peuvent mieux contribuer à l’accomplissement du mandat ».

Patricia Tappatá Valdez : inquiétude face aux limitations

Patricia Tappatá Valdez, défenseure des droits de l’homme argentine, a rejoint la mission en 2021. Elle a annoncé son départ dans une déclaration où elle s’est dite préoccupée par les « limitations récemment annoncées », qui, selon elle, « ajouteront de la précarité » au travail de l’équipe.

Elle a souligné que le mandat exige des « connaissances spécialisées et un dévouement exclusif », des conditions compromises par les coupes budgétaires et les restrictions opérationnelles.

Depuis 2014, ces deux experts ont enquêté et documenté des violations des droits de l’homme au Venezuela, notamment des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires, des actes de torture et d’autres crimes potentiels contre l’humanité.

Leurs rapports, malgré les obstacles tels que le manque de témoignages et la faible coopération du gouvernement vénézuélien, ont joué un rôle crucial dans l’attribution des responsabilités aux hauts responsables de Nicolás Maduro et dans le maintien de l’attention internationale sur la crise que traverse le pays.

Le départ de deux membres sur trois soulève des doutes quant à la poursuite des activités de la mission, particulièrement dans un contexte de tensions politiques exacerbées au Venezuela.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.