Publié le 26 juillet 2023 14:35:00. Un patient du comté de Jönköping a souffert de complications graves après des consultations répétées pour un essoufflement, révélant un retard dans le diagnostic d’une embolie pulmonaire. L’incident a conduit à une réévaluation des procédures médicales locales pour améliorer la prise en charge des difficultés respiratoires.
- Un patient souffrant de BPCO a vu ses symptômes initialement attribués à une aggravation de sa maladie pulmonaire, retardant le diagnostic d’une embolie pulmonaire.
- L’hôpital du comté de Jönköping a mené une enquête interne et soumis l’affaire à l’Inspection des soins et des soins (IVO) pour évaluation.
- Des révisions des protocoles médicaux sont en cours pour garantir une évaluation plus approfondie des causes d’essoufflement, notamment par des examens complémentaires et un ECG.
L’histoire remonte à un patient déjà atteint de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) qui a contacté son centre de santé en raison d’une augmentation de son essoufflement. Un premier médecin a jugé qu’il s’agissait d’une simple exacerbation de sa BPCO et a mis en place un traitement à base de corticostéroïdes, tout en augmentant la dose de ses médicaments inhalés.
Six jours plus tard, le patient est retourné au centre de santé, toujours essoufflé et ayant des difficultés à respirer profondément. Après une brève amélioration suite à l’inhalation, il a reçu des antibiotiques. Quatre jours plus tard, il a de nouveau consulté pour les mêmes symptômes, accompagnés de jambes enflées. Un traitement inhalatoire a été administré, procurant un soulagement temporaire. Le médecin, qui avait déjà suivi le patient, a suspecté une insuffisance cardiaque et a prescrit des diurétiques, tout en prévoyant un suivi.
Quatre jours plus tard, lors d’un nouveau rendez-vous, l’état du patient a été jugé préoccupant et nécessitant une hospitalisation en urgence. Les examens réalisés à l’hôpital ont révélé la présence de caillots sanguins dans les poumons, une embolie pulmonaire potentiellement mortelle.
L’enquête a conclu que les symptômes du patient avaient été interprétés à plusieurs reprises comme étant liés à sa BPCO ou à une insuffisance cardiaque. Il est difficile de déterminer précisément à quel moment les caillots sanguins se sont formés. Cependant, il est apparu que, face à des consultations répétées pour un essoufflement persistant, une exploration plus approfondie aurait dû être menée plus tôt, avec des analyses et un électrocardiogramme (ECG) pour identifier la cause réelle des difficultés respiratoires.
Le comté de Jönköping a annoncé qu’il révisait actuellement ses procédures afin de s’assurer que plusieurs diagnostics possibles soient pris en compte face à des symptômes similaires, en particulier lorsque le patient consulte à plusieurs reprises sans amélioration significative. Les leçons tirées de cet incident seront partagées lors de sessions de formation et de groupes de travail médicaux, avec un accent particulier sur l’amélioration de la capacité à évaluer les problèmes respiratoires aigus. Le patient s’est rétabli après cinq jours d’hospitalisation et a débuté un traitement anticoagulant.
Source : région du comté de Jönköping