Publié le 2024-02-29 14:35:00. Des gargouillis nocturnes dans l’estomac sont souvent un phénomène normal lié à la digestion, mais il est parfois utile de comprendre leurs causes et de savoir quand consulter un médecin.
- Les bruits intestinaux, appelés borborygmes, sont généralement bénins et liés au péristaltisme.
- Certaines conditions médicales, comme le syndrome de l’intestin irritable ou des intolérances alimentaires, peuvent les amplifier.
- Adopter de bonnes habitudes alimentaires et faire de l’exercice régulièrement peut aider à réduire ces bruits.
Ces bruits, souvent plus perceptibles le soir lorsque l’estomac est vide et que l’activité intestinale n’est pas masquée par d’autres sensations, sont le résultat du travail normal de notre système digestif. Les borborygmes, comme on les appelle médicalement, sont produits par les contractions musculaires de l’intestin qui propulsent les aliments, les liquides et l’air. Ils peuvent être plus prononcés en présence d’une quantité importante d’air ou de liquide.
Bien qu’ils puissent être inconfortables, voire gênants dans un environnement calme, ces gargouillis ne sont généralement pas préoccupants. De nombreuses personnes les ressentent occasionnellement. Cependant, une augmentation de leur fréquence ou de leur intensité peut parfois signaler un problème sous-jacent.
Dans la majorité des cas, il s’agit d’un phénomène bénin. Néanmoins, certaines pathologies peuvent être associées à des bruits intestinaux plus forts ou plus fréquents. On peut citer le syndrome de l’intestin irritable (SII), une consommation excessive d’air lors des repas, des intolérances alimentaires (comme l’intolérance au lactose ou au fructose), la maladie cœliaque, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), la prolifération bactérienne de l’intestin grêle (SIBO), des rétrécissements intestinaux (notamment après une intervention chirurgicale), des troubles hormonaux (tels que les problèmes de thyroïde) ou encore des lésions nerveuses liées au diabète. Certains médicaments peuvent également stimuler l’activité intestinale et donc augmenter la production de bruits.
Il n’y a généralement pas lieu de s’inquiéter tant que ces bruits ne s’accompagnent pas de douleurs abdominales, de fièvre, de modifications des habitudes intestinales ou de la présence de sang dans les selles. Certains aliments, comme le chou, les légumineuses, les produits laitiers, les boissons gazeuses et les aliments contenant des édulcorants artificiels, peuvent favoriser la production de gaz et donc augmenter les bruits intestinaux. Une plus grande quantité d’air et de liquide dans les intestins augmente la pression et, par conséquent, le bruit.
Pour atténuer ces désagréments, il est conseillé de mâcher soigneusement les aliments, de manger lentement et d’éviter d’avaler trop d’air. L’activité physique régulière favorise également le transit intestinal et peut réduire les flatulences et les bruits.
Lors d’une consultation médicale, le professionnel de santé commencera par recueillir des informations détaillées sur les circonstances de ces bruits : quand surviennent-ils, à quelle fréquence et dans quel contexte ? En fonction des suspicions, il pourra prescrire des examens complémentaires tels que des tests respiratoires (pour détecter une intolérance au lactose ou au fructose), des analyses de sang, une échographie ou une coloscopie. L’objectif est d’identifier ou d’exclure les causes possibles et de rassurer le patient.
En conclusion, les bruits intestinaux sont le plus souvent inoffensifs. Cependant, si ces bruits sont nouveaux et vous préoccupent, il est prudent de consulter un spécialiste des troubles gastro-intestinaux pour obtenir un avis éclairé.
