Publié le 17 octobre 2025 à 12h27. Le numéro deux du régime vénézuélien, Diosdado Cabello, a brandi une machette lors d’un rassemblement public, lançant un défi direct aux États-Unis sur fond de tensions croissantes et de craintes d’une intervention américaine.
- Diosdado Cabello a affirmé que le Venezuela est prêt à se défendre contre toute menace extérieure, en mobilisant même des civils armés de machettes.
- Le geste de Cabello, qui rappelle une posture similaire adoptée par l’ancien dictateur panaméen Manuel Noriega, est interprété comme une démonstration de force et une volonté d’intimidation.
- Le Venezuela a annoncé la distribution d’armes au peuple, justifiée par la nécessité de faire face à une potentielle intervention américaine.
Caracas s’arc-boute contre les accusations américaines et dénonce une menace militaire imminente. Diosdado Cabello, vice-président du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) et figure clé du pouvoir, a brandi une machette lors d’un événement public, affirmant que le peuple vénézuélien est prêt à défendre sa patrie, « même avec les dents si nécessaire ».
« Quiconque vient ici sait qu’il tombera n’importe où sur un paysan avec une machette à la main… avec un fusil de campagne »,
Diosdado Cabello, vice-président du PSUV
Ce geste spectaculaire fait écho à une scène similaire impliquant l’ancien dictateur panaméen Manuel Noriega en 1988, où il avait également brandi une machette lors d’un rassemblement politique. Cabello a justifié cette démonstration en expliquant que les peuples indigènes du Venezuela, souvent équipés de machettes, sont des « experts silencieux en armes » et que les critiques à leur égard sont infondées.
Selon Cabello, le Venezuela a décidé de « remettre les armes entre les mains du peuple » en réponse à la menace perçue des États-Unis. Il a souligné que la Constitution vénézuélienne confère à l’État le monopole des armes, mais que l’État a désormais autorisé leur distribution à la population pour assurer sa protection. Il a également dénoncé une phase d’« agression » et de « siège ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions accrues entre Caracas et Washington. L’administration Trump avait justifié la possibilité d’une intervention militaire pour faire face à des responsables liés au régime de Nicolás Maduro. Maduro, de son côté, dénonce une « menace militaire la plus meurtrière et la plus extravagante de l’histoire ». Il a ordonné des exercices militaires permanents et appelé à l’enrôlement de civils formés au maniement des armes à feu.
Des informations récentes font état de négociations secrètes entre des alliés de Maduro et les États-Unis en vue d’une transition politique.
*Avec informations de l’AFP.
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