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Discussion sur Nous paierons encore plus pour la mémoire, les prix des boîtiers ont augmenté de 30 %

Publié le 24 septembre 2024 14:35:00. L'industrie de la mémoire informatique est marquée par une histoire de faillites cycliques, souvent liées à des investissements massifs suivis de chutes brutales des prix. Les trois principaux fabricants actuels semblent avoir…

Publié le 24 septembre 2024 14:35:00. L’industrie de la mémoire informatique est marquée par une histoire de faillites cycliques, souvent liées à des investissements massifs suivis de chutes brutales des prix. Les trois principaux fabricants actuels semblent avoir tiré les leçons du passé, adoptant une stratégie plus prudente pour éviter le même sort que leurs prédécesseurs.

  • Les fabricants de mémoire ont souvent sombré après avoir surinvesti en période de hausse des prix.
  • Plusieurs entreprises, comme Hyundai (devenue Hynix), Infineon/Quimonda et Elpida, ont disparu ou ont été restructurées suite à des crises.
  • Les acteurs restants privilégient désormais une approche plus conservatrice en matière d’investissement et de production.

L’histoire de l’industrie de la mémoire informatique est jalonnée d’effondrements spectaculaires. La plupart des entreprises qui ont fait faillite au cours des 25 dernières années ont suivi un schéma similaire : un investissement massif en capacité de production et en embauche lors d’une période de prix élevés, suivi d’une chute brutale de la demande et des prix. Incapables de maintenir leurs activités pendant la crise, elles ont progressivement été démantelées, leurs usines rachetées par les trois acteurs dominants que nous connaissons aujourd’hui.

En 2001, lors de la crise liée à l’éclatement de la bulle internet, la division mémoire du groupe sud-coréen Hyundai a subi un contrecoup majeur, avec une chute des prix de la mémoire atteignant 80 %. L’entreprise a cependant été sauvée et a refondé ses activités sous le nom d’Hynix. Il est important de noter que Hyundai ne disposait pas de technologies obsolètes et n’était pas un fabricant allemand, des facteurs qui ont pu jouer dans sa capacité à se relever.

La crise financière mondiale de 2009 a également été fatale à plusieurs acteurs. Infineon, et sa filiale Quimonda, n’ont pas survécu à l’effondrement des prix causé par la surproduction. Elpida, une entreprise japonaise issue de la fusion de NEC, Hitachi et Mitsubishi, a connu le même sort, bien que l’État japonais ait tenté de la soutenir par des investissements.

En 2012, l’avènement des smartphones et la baisse des ventes de mémoires traditionnelles ont précipité la disparition d’autres entreprises. Elpida a définitivement fermé ses portes. Powerchip, bien que fragilisée par la crise de 2009, a réussi à survivre, tandis que ProMOS, Rexchip et Nanya ont subi un sort similaire, incapables de surmonter leurs difficultés financières.

En dehors de ces périodes de crise majeure, le rachat d’Inotera par Micron en 2016 peut être considéré comme un exemple de consolidation du marché.

Conscients de cette histoire répétitive, les trois principaux fabricants actuels ont adopté une approche plus prudente. Depuis la crise de 2012, ils évitent de produire de gros volumes en prévision d’une baisse des prix et modèrent leurs investissements dans de nouvelles lignes de production, privilégiant la flexibilité et la capacité à résister aux fluctuations du marché. Ils ont appris qu’il est crucial de disposer de réserves financières pour faire face aux périodes de crise.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.