Un naufrage en mer Égée a coûté la vie à 17 personnes, dont un passeur, au large de Bodrum, dans le sud-ouest de la Turquie, vendredi 24 octobre. Cette tragédie souligne une fois de plus les dangers auxquels sont confrontés les migrants tentant de rejoindre les îles grecques.
Les garde-côtes turcs ont annoncé avoir repêché les corps sans vie de 16 migrants irréguliers et celui d’un passeur. Deux personnes ont été secourues, dont un Afghan qui a affirmé avoir nagé pendant six heures pour atteindre la côte. Selon son témoignage, le canot pneumatique transportait 18 passagers lorsqu’il a chaviré après avoir pris l’eau.
Les autorités locales avaient initialement fait état de 14 décès, sans préciser les nationalités des victimes. Un des passagers secourus avait réussi à contacter les secours peu après 1 heure du matin (minuit heure de Paris) dans la nuit de jeudi à vendredi.
Bodrum, une station balnéaire prisée, est située à proximité de plusieurs îles grecques, notamment Kos, qui constitue un point d’entrée important dans l’Union européenne par voie maritime. La distance entre Kos et la Turquie est inférieure à cinq kilomètres.
La Turquie, qui a conclu un accord avec Bruxelles en 2016 visant à limiter l’immigration illégale vers l’Union européenne, accueille plus de 2,5 millions de réfugiés sur son territoire, principalement des Syriens, selon les autorités.
Les naufrages sont fréquents lors de ces traversées périlleuses. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a recensé près de 1 400 personnes ayant disparu ou été retrouvées mortes en Méditerranée en 2025.
Sur le même sujet
