Le président américain Donald Trump a nommé vendredi Stephen Miller, architecte de sa politique anti-immigration, au poste de directeur de cabinet de la Maison-Blanche. Cette nomination intervient quelques jours après la défaite des républicains aux élections de mi-mandat.
Le président américain a officialisé ce changement sur sa plateforme Truth Social, indiquant que Stephen Miller prendrait ses fonctions le lundi 9 novembre 2026. L’actuelle directrice de cabinet, Susie Wiles, quitte son poste pour rejoindre l’organisation politique de Donald Trump.
Un remaniement après la déroute des républicains au Congrès
Ce changement intervient au lendemain d’un scrutin difficile pour la majorité, les républicains ayant perdu le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat. Donald Trump a justifié sa décision auprès des journalistes à la Maison-Blanche en expliquant qu’il souhaitait du changement. Elle aura été la plus durable des chefs de cabinet de Donald Trump, qui a eu quatre directeurs de cabinet durant son premier mandat de quatre ans.
Le parcours de Stephen Miller et les réactions de l’opposition démocrate
Âgé de 41 ans, Stephen Miller est un proche de longue date de Donald Trump, qu’il a rejoint dès sa campagne présidentielle de 2016 comme rédacteur de discours. Il a ensuite servi comme conseiller à la sécurité intérieure et directeur de cabinet adjoint, jouant un rôle central dans la politique d’expulsions massives et le durcissement des règles migratoires. Avant son entrée dans l’exécutif américain, il avait notamment collaboré avec le sénateur républicain Jeff Sessions.
Âgée de 69 ans, Susie Wiles avait dirigé avec succès la campagne présidentielle de 2024 et s’était illustrée par sa discrétion en restant à l’écart des projecteurs. Donald Trump a tenu à saluer son travail, déclarant qu’elle avait accompli un excellent travail à son poste. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Susie Wiles a exprimé sa fierté d’avoir servi le président et d’avoir participé aux réalisations de l’administration, notamment en matière de sécurisation des frontières, de baisse des impôts et de renforcement de l’économie, tout en affirmant que son engagement envers le président et la mission se poursuivrait.
