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Donald Trump multiplie les déplacements pour défendre les républicains

À quelques jours des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, Donald Trump multiplie les déplacements dans des États-clés pour défendre la majorité républicaine.

Donald Trump multiplie les déplacements pour défendre les républicains

À quelques jours des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, Donald Trump multiplie les déplacements dans des États-clés pour défendre la majorité républicaine. Pendant ce temps, les autorités locales renforcent la protection des bureaux de vote face aux risques d’ingérences fédérales et aux tensions croissantes autour du scrutin.

À l’approche du scrutin du 3 novembre 2026, la campagne des élections de mi-mandat bat son plein aux États-Unis. Le président Donald Trump mène un rythme intense de déplacements, se rendant notamment dans le Kansas, en Caroline du Nord, en Iowa, en Géorgie. Le choix de ces étapes, toutes remportées par le républicain lors de l’élection présidentielle de 2024, témoigne de la fébrilité du camp présidentiel. Les sondages s’avèrent inquiétants pour le parti au pouvoir, menacé de perdre le contrôle des deux chambres du Congrès, selon l’agrégateur de sondages de CNN qui attribue 52 % de probabilités aux démocrates pour remporter l’assemblée.

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La mobilisation républicaine mise à l’épreuve dans le Kansas et les sondages

Dans le Kansas, un État profondément ancré à droite où les sénateurs démocrates se font rares depuis les années 1930, la visite présidentielle visait à soutenir le sénateur sortant Roger Marshall. Un sondage YouGov récent place pourtant son rival démocrate, le pasteur d’une méga-église Adam Hamilton, en tête avec une avance de trois points, d’après les informations rapportées par la presse. Face à cette situation inédite, Donald Trump a exhorté ses partisans à se mobiliser lors d’un rassemblement à Wichita. Il vous suffit de vous montrer.

Malgré les promesses de campagne de 2024 visant à juguler l’inflation, la situation économique a pesé lourdement sur l’électorat, amplifiée par la politique douanière de l’administration et les retombées de la guerre en Iran. La cote de popularité du président ne dépasse pas 33 %, selon une enquête d’Ipsos réalisée pour le Washington Post et ABC News. De son côté, Frédérick Gagnon, directeur de l’Observatoire sur les États-Unis de l’UQAM, note que le président fait partie des dirigeants les moins populaires à l’approche de midterms dans l’histoire du pays, dressant un parallèle avec le mécontentement qu’a connu Harry S. Truman après la Seconde Guerre mondiale.

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Les autorités locales face aux craintes d’ingérences et de contestations du scrutin

La tension ne se limite pas aux urnes. Les responsables électoraux à travers le pays se préparent à d’éventuelles pressions de leur propre administration fédérale. Selon une enquête du New York Times, des équipes locales se forment pour réagir face à des interventions potentielles, comme la présence d’agents de l’ICE près des bureaux de vote ou des tentatives de saisie de bulletins et de machines. Le Comité pour des élections sûres et sécurisées a ainsi contribué à environ 140 sessions de formation cette année, contre 67 en 2024, cherchant à protéger le processus électoral sans décourager les électeurs.

Sur le plan judiciaire, l’administration Trump a essuyé un revers lorsqu’un juge fédéral de district à Washington a ordonné au gouvernement de fournir la liste des États sollicités pour modifier l’organisation des élections. Un autre juge a par ailleurs rejeté une requête visant à suspendre le décompte de 20 000 bulletins en Californie. Malgré ces décisions, les craintes persistent quant à une contestation post-électorale, alimentée par les accusations récurrentes du président sur la fiabilité du vote par correspondance et la présence d’électeurs non-citoyens.

Donald Trump multiplie les déplacements pour défendre les républicains
Photo : letemps.ch

Scénarios de cohabitation et perspectives pour le Congrès

Une victoire démocrate à la Chambre des représentants et au Sénat modifierait profondément le second mandat de Donald Trump. Même s’il demeure en poste, le président devrait composer avec un Congrès hostile pour faire voter les budgets et approuver ses nominations. Les commissions parlementaires pourraient également lancer des enquêtes sur sa politique et sur des dossiers sensibles, préparant ainsi le terrain pour l’élection présidentielle de 2028. Interrogé sur la réaction du chef de l’État en cas de défaite, Frédérick Gagnon estime que le président pourrait contester les résultats, renouant avec sa rhétorique de 2020 sur la régularité du scrutin.

Parallèlement, d’autres fronts s’ouvrent dans les courses sénatoriales à travers le pays. En Alaska, la campagne de la démocrate Mary Peltola fait face à une controverse après des révélations sur le recrutement d’un homonyme, Dan J. Sullivan, destiné à diviser les voix du sénateur républicain sortant Daniel Sullivan. Donald Trump a exigé la disqualification de la candidate démocrate sur son réseau Truth Social. Dans le même temps, le sénateur démocrate Chris Murphy a qualifié d’insensé un plan de guerre élaboré concernant l’Iran et prévu pour être enclenché après le scrutin, selon ses déclarations sur X reprises par des médias internationaux.

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Chris Murphy, sénateur démocrate, a déclaré que Donald Trump avait élaboré un plan de guerre concernant l’Iran destiné à être mis en place après les élections de mi-mandat, qu’il a qualifié d’«insensé». Il a ajouté que ce plan ne parviendrait pas à ses objectifs et provoquerait un nouveau cycle d’escalade.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.