Une opération militaire audacieuse menée par les forces américaines a abouti à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, marquant un revirement spectaculaire dans la politique étrangère de l’administration Trump et suscitant des interrogations quant à l’avenir des relations américaines avec l’Amérique latine.
L’opération, baptisée “Absolute Resolve”, s’est déroulée avant l’aube et a permis d’extraire le couple présidentiel de Caracas, qui a ensuite été transporté à New York pour y être inculpé. Selon des sources proches de l’administration, environ 150 avions ont survolé l’espace aérien sud-américain pendant l’opération.
Cette intervention directe au Venezuela représente une rupture flagrante avec les promesses de campagne de Donald Trump, qui avait juré de mettre fin aux “guerres éternelles” et de limiter l’implication américaine dans les conflits étrangers. Lors de la campagne présidentielle, il avait notamment affirmé que l’invasion de l’Ukraine par la Russie prendrait fin dès son “premier jour” et qu’il mettrait un terme rapide à la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.
La décision de Trump est d’autant plus surprenante qu’elle contredit le programme isolationniste et axé sur “l’Amérique d’abord” qui avait séduit une partie importante de son électorat. Certains alliés républicains au Congrès ont exprimé leur inquiétude face au manque de consultation préalable à cette opération.
« Nous allons gérer cela », a déclaré Trump depuis son club privé en Floride, laissant entendre que le Venezuela pourrait ne pas être le dernier pays à être visé par une telle intervention. Il a également souligné le potentiel économique de cette opération, notamment en ce qui concerne le secteur pétrolier vénézuélien.
« Le secteur pétrolier au Venezuela est en faillite, une faillite totale depuis longtemps », a-t-il affirmé. « Ils ne pompaient presque rien, en comparaison de ce qu’ils auraient pu pomper et de ce qui aurait pu se produire. »
Trump envisage de permettre aux grandes compagnies pétrolières américaines d’investir massivement au Venezuela pour relancer la production, et a même évoqué la possibilité d’une nouvelle attaque si nécessaire. Il a également proféré des accusations contre le président colombien Gustavo Petro, l’accusant de diriger des usines de cocaïne.
« [Petro] possède des usines de cocaïne. Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. … Il fabrique de la cocaïne. Ils l’envoient aux États-Unis », a déclaré Trump. « Il doit donc faire attention à ses fesses. »
Cette intervention au Venezuela, qui abrite les plus importantes réserves prouvées de pétrole au monde, intervient après des mois de tensions et de frappes américaines contre des navires accusés de trafic de drogue. Cependant, l’opération de ce week-end a dépassé de loin ces actions précédentes.
La réaction au Congrès a été jusqu’à présent mesurée, mais la volte-face de Trump par rapport à ses promesses de campagne a suscité l’amertume de certains de ses anciens partisans. La représentante Marjorie Taylor Greene, une figure influente du mouvement MAGA, a même annoncé sa démission de son siège à la Chambre des représentants, estimant que cette intervention n’est pas ce pour quoi elle avait voté.
« C’est ce à quoi beaucoup de membres de MAGA pensaient avoir voté pour mettre fin », a-t-elle déclaré. « Garçon, avions-nous tort. »
À ce stade, l’attention se porte sur la réaction des principaux soutiens de Trump et sur les conséquences de cette intervention sur la stabilité de la région. L’administration Trump semble prête à poursuivre sur cette voie, mais l’avenir de sa politique étrangère reste incertain.
