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Douleurs neuropathiques fréquentes chez des patients à Rabat selon une étude

Une étude transversale menée au département de rhumatologie de l'hôpital militaire d'enseignement Mohammed V à Rabat révèle que les caractéristiques de type douleur neuropathique…

Douleurs neuropathiques fréquentes chez des patients à Rabat selon une étude

Une étude transversale menée au département de rhumatologie de l’hôpital militaire d’enseignement Mohammed V à Rabat révèle que les caractéristiques de type douleur neuropathique touchent les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et de spondylarthrite sous thérapies ciblées, l’intensité douloureuse actuelle étant fortement corrélée à ces scores.

Mesurer la douleur neuropathique à l’hôpital Mohammed V de Rabat

Entre le 1er janvier 2026 et le 1er mars 2026, une recherche croisée a examiné un échantillon de 155 patients, répartis équitablement entre 78 personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde et 77 suivies pour des spondylarthrites, afin d’évaluer la prévalence de ces manifestations et d’identifier les facteurs cliniques associés.

L’enquête s’est appuyée sur des outils de dépistage validés, notamment le questionnaire DN4 et l’échelle painDETECT. La positivité au test DN4 concerne une part importante de cette cohorte sous traitement ciblé. Les données chiffrées détaillées de cette évaluation clinique sont résumées ci-dessous.

Pathologie et effectif Scores DN4 positifs Catégorie painDETECT : Douleur neuropathique probable
Polyarthrite rhumatoïde (N = 78) 19 patients (24,4 %)
Spondylarthrite (N = 77) 21 patients (27,3 %)

Identifier les facteurs associés à la positivité du DN4

Dans les analyses univariées, les chercheurs ont observé que l’altération fonctionnelle accrue augmentait les risques de positivité au test DN4. Pour les patients atteints de spondylarthrite, des scores plus élevés à l’indice fonctionnel Bath Ankylosing Spondylitis Functional Index se sont traduits par une élévation de l’odds ratio.

Du côté de la polyarthrite rhumatoïde, ce sont les scores fonctionnels mesurés par le Health Assessment Questionnaire qui ont montré une corrélation nette avec les manifestations neuropathiques. Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde présentaient un score moyen DAS28-CRP de 3,13 avec un écart-type de 1,39, ainsi qu’un score médian HAQ de 0,65. Pour les patients souffrant de spondylarthrite, le score médian ASDAS-CRP s’établissait à 1,50 et le score médian BASFI à 2,20.

Le diagnostic de ces pathologies avait été confirmé par un rhumatologue selon les critères de l’American College of Rheumatology/European Alliance of Associations for Rheumatology pour la polyarthrite rhumatoïde et de l’Assessment of SpondyloArthritis International Society pour la spondylarthrite.

Lorsque les modèles multivariés ont intégré conjointement l’activité de la maladie, la déficience fonctionnelle et l’intensité douloureuse actuelle, seule la douleur mesurée par l’échelle visuelle analogique est restée significativement associée au DN4 dans les deux groupes de patients.

Les auteurs de l’étude ont indiqué que des caractéristiques semblables à des douleurs neuropathiques ont été fréquemment identifiées chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et de spondylarthrite recevant des thérapies ciblées et étaient significativement associées à une plus grande intensité de la douleur après ajustement.

La sensibilisation centrale explique la douleur des rhumatismes

Les revues systématiques et les synthèses récentes publiées dans la littérature scientifique pointent vers les concepts de sensibilisation centrale et de douleur nociplastique pour mieux appréhender la charge symptomatique des rhumatismes inflammatoires chroniques.

Par ailleurs, des enquêtes basées sur le questionnaire painDETECT estiment que des aspects de type neuropathique peuvent être observés chez une part significative des patients, ces manifestations étant associées à l’intensité de la douleur, au nombre d’articulations douloureuses et au niveau d’éducation, indépendamment des marqueurs inflammatoires tels que la protéine C-réactive ou la vitesse de sédimentation.

Comment articuler l’action des thérapies ciblées face à l’imbrication des signaux inflammatoires et des processus de douleur neuropathique chez ces 155 patients?

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.