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Santé

L’OMS recommande une dose unique de vaccin contre les papillomavirus humains pour prévenir efficacement le cancer du col de l’utérus

Une seule dose du vaccin contre les papillomavirus humains suffit désormais pour prévenir efficacement le cancer du col de l'utérus, selon les nouvelles recommandations mondiales…

L'OMS recommande une dose unique de vaccin contre les papillomavirus humains pour prévenir efficacement le cancer du col de l

Une seule dose du vaccin contre les papillomavirus humains suffit désormais pour prévenir efficacement le cancer du col de l’utérus, selon les nouvelles recommandations mondiales publiées en octobre 2026 par le Groupe stratégique consultatif d’experts de l’Organisation mondiale de la Santé.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a changé sa stratégie pour prévenir les infections à papillomavirus humains (HPV). Sur la base d’une analyse des données les plus récentes, le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE) recommande l’administration d’une dose unique du vaccin pour les filles âgées de 9 à 14 ans. Cette approche vise à éliminer le cancer du col de l’utérus, qui constitue le cinquième cancer le plus diagnostiqué chez les femmes.

Élargir la dose unique à de nouvelles tranches d’âge

Le schéma vaccinal à dose unique ne concerne plus seulement les jeunes adolescentes. L’instance consultative permet désormais aux pays d’envisager la vaccination systématique des filles dès l’âge de 4 ans si cette mesure favorise l’immunisation. De plus, la stratégie s’étend aux personnes non encore vaccinées selon un ordre de priorité précis défini par les experts.

Les femmes de 25 ans ou moins constituent la cible prioritaire de ce rattrapage, suivies des femmes jusqu’à 30 ans. Viennent ensuite les garçons âgés de 9 à 14 ans, puis les hommes jusqu’à l’âge de 20 ans. Toutefois, les personnes immunodéprimées, y compris celles dont l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine est bien contrôlée, doivent maintenir un schéma à deux doses. Pour les cas de déficience immunitaire sévère, le SAGE maintient la recommandation de trois doses.

Réduire les coûts et atteindre les objectifs de l’OMS

La raréfaction des financements et les limites des ressources humaines exigent des politiques sanitaires fondées sur des preuves solides. Kate O’Brien, directrice du département Immunisation, vaccins et produits biologiques de l’OMS, a mentionné cela lors d’une conférence de presse à Genève.

Un document d’analyse provenant de Johns Hopkins University met en évidence que la réduction du nombre de doses allège les exigences de la chaîne du froid, diminuant ainsi le besoin d’acheter des réfrigérateurs supplémentaires pour le stockage des sérums. Alors que la couverture mondiale stagne à 33 pour cent, l’organisation internationale espère franchir le seuil de 90 pour cent d’ici 2030 grâce à cette simplification logistique et financière.

Évaluer les progrès des campagnes de vaccination

L’évolution vers un protocole allégé intervient alors que plusieurs pays affichent déjà des résultats encourageants. Au Sénégal, les autorités sanitaires ont enregistré un taux de couverture de 80 pour cent pour la première dose et de 72 pour cent pour la deuxième dose au cours du premier semestre de 2026, selon les chiffres communiqués par Abdoulaye Mangane, de la division de l’immunisation du Programme élargi de vaccination.

Ces performances découlent d’un plan de relance initié en 2022. La professeure Fatou Samba Ndiaye, présidente de l’Association des femmes médecins du Sénégal (AFEMS), qualifie ces résultats intermédiaires d’encourageants tout en insistant sur la nécessité de sécuriser des données fiables au niveau des districts pour éviter les angles morts statistiques.

Surmonter les obstacles pour atteindre les objectifs

Malgré ces progrès, les acteurs de santé publique font face à de multiples obstacles. L’hésitation vaccinale, alimentée par des rumeurs et des fausses informations au sein des communautés et dans certains établissements scolaires privés, freine la progression. À cela s’ajoutent la gestion complexe du rattrapage multi-cohorte, les grèves récurrentes des agents de santé et la rétention de données dans certains districts.

Pour surmonter ces freins, le pays mise activement sur l’adoption officielle du protocole à dose unique. Le Sénégal travaille ainsi à la formalisation de cette option, avec l’ambition d’atteindre le seuil de 90 % dès l’année prochaine, a rappelé Fatou Samba Ndiaye, tablant sur une adhésion rapide des populations pour atteindre les objectifs fixés par l’OMS à l’horizon 2030. Seront-ils en mesure de concrétiser ces objectifs?

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.