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Santé

Robert F. Kennedy Jr. ouvre une clinique de recherche aux NIH pour étudier les dommages liés aux vaccins

Le secrétaire américain à la Santé, Robert F.

Robert F. Kennedy Jr. ouvre une clinique de recherche aux NIH pour étudier les dommages liés aux vaccins

Le secrétaire américain à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., a inauguré une clinique de recherche aux National Institutes of Health pour étudier les cas de présumés dommages liés aux vaccins, un projet qui ravive de fortes tensions institutionnelles autour de sa méthodologie scientifique.

Robert F. Kennedy Jr. a inauguré une clinique de recherche sur le campus des National Institutes of Health (NIH) à Bethesda, dans le Maryland. Il a dévoilé ce projet axé sur l’écoute des familles et des patients qui estiment avoir subi des effets secondaires indésirables après une vaccination lors d’un discours à un événement de l’organisation Children’s Health Defense.

Une clinique d’observation et la refonte du système VAERS

La nouvelle structure se concentre sur la recherche observationnelle en suivant les patients pour documenter leurs symptômes et leurs parcours médicaux. Parallèlement, l’administration a proposé de rémunérer les médecins pour le temps passé à signaler les suspicions d’incidents post-vaccinaux.

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Le système fédéral de signalement, le Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS), doit également être simplifié et rendu accessible sur les appareils mobiles pour encourager les remontées d’informations de la part des professionnels et du grand public.

Ces annonces s’inscrivent dans la stratégie globale MAHA présentée en septembre 2025, qui plaçait la question des préoccupations liées aux vaccins parmi les axes prioritaires de recherche du département de la Santé et des Services sociaux (HHS).

Robert F. Kennedy Jr. ouvre une clinique de recherche aux NIH pour étudier les dommages liés aux vaccins
Photo : medpagetoday.com

Le conseil d’administration rejette l’initiative officielle

Le conseil d’administration de l’hôpital des NIH (l’agence de recherche biomédicale fédérale) a voté à l’unanimité pour soutenir une déclaration de son président, Jack Leslie, formulant un sévère rappel à l’ordre à l’encontre du secrétaire à la Santé lors d’une réunion trimestrielle.

Jack Leslie a reproché à Robert F. Kennedy Jr. de politiser le travail de l’hôpital et de fragiliser la confiance du public envers la science, pointant du doigt une table ronde où figuraient des patients qui ont déclaré avoir été blessés par des vaccins.

Jack Leslie, président du conseil d’administration de l’hôpital des NIH, a déclaré que si la recherche trouvait des preuves de préjudice, beaucoup la rejetteraient comme le travail d’un secrétaire qui a longtemps soutenu que les vaccins sont dangereux. S’il n’en trouvait aucune, les patients seraient informés que la clinique était une mascarade. Dans les deux cas, ils se retrouveraient avec des réponses en lesquelles personne ne croit.

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Le directeur général de l’hôpital, le Dr Jonathan Green, a défendu le projet en affirmant qu’il s’inscrivait dans la continuité des travaux menés par l’institution depuis des décennies. Selon lui, cette structure ne mobilisera pas de ressources supplémentaires et sera soumise aux mêmes exigences d’examen rigoureux et éthique que toute autre étude menée au sein de l’agence fédérale.

Les rapports manquent de détails sur le budget et les protocoles

Les rapports initiaux n’ont fourni aucun détail concernant le budget annuel de la clinique, les critères médicaux d’admission des patients, les protocoles de recherche précis ni les mécanismes de révision par des pairs indépendants.

Les autorités sanitaires fédérales rappellent que les dispositifs de surveillance existants, tels que le Vaccine Safety Datalink établi en 1990 et le programme national d’indemnisation des préjudices vaccinaux géré par la Cour fédérale des États-Unis, continuent de fonctionner en parallèle, tandis que les experts insistent sur le fait qu’un signalement d’effet indésirable ne constitue pas en soi la preuve qu’un vaccin a causé un trouble médical.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.