Le voyage de Nicolás Maduro du chauffeur de bus de Caracas à la présidence du Venezuela se lit comme un drame politique. Bien avant les motos et le palais présidentiel, il naviguait dans les rues bondées de la capitale dans un bus de la ville, discutant de la politique avec d’autres conducteurs pendant les pauses.
Début de la vie et des racines syndicales
Né le 23 novembre 1962, Maduro a grandi dans un ménage modeste de Caracas, où le travail de son père en tant qu’organisateur syndical l’a exposé à l’activisme des droits du travail dès le plus jeune âge. Dans la vingtaine, il conduisait pour le métro de Caracas et profondément impliqué dans les affaires syndicales. Le bruit des dépôts et le rythme constant des itinéraires de bus sont devenus la toile de fond pour affiner ses instincts politiques.
Débuts politiques
À la fin des années 1980, Maduro avait rejoint des groupes de gauche appelant à un changement radical. Sa grande pause est survenue en 1999 lorsque Hugo Chávez a balayé le pouvoir. Maduro a remporté un siège à l’Assemblée nationale et a finalement augmenté pour devenir son orateur.
En 2006, Chávez l’a nommé ministre des Affaires étrangères, un rôle dans lequel il a défendu les politiques du Venezuela à l’étranger et a construit des alliances avec La Havane, Moscou et Téhéran.
Le successeur choisi de Chávez
La formation du Parti socialiste uni du Venezuela en 2007 a consolidé une grande partie de la politique politique du pays sous la direction de Chávez, avec Maduro comme un allié de confiance. Fin 2012, alors que Chávez luttait contre le cancer, il a publiquement nommé Maduro comme son successeur.
Après la mort de Chávez en mars 2013, Maduro a assumé la présidence à titre provisoire et a remporté de justesse une élection des semaines plus tard. L’opposition a dénoncé le résultat comme frauduleux.
Une présidence de division
Pour ses partisans, Maduro est le gardien de la vision socialiste de Chávez et un défenseur de la souveraineté nationale. À ses détracteurs, il est un leader autoritaire qui a érodé les institutions démocratiques.
Depuis 2019, des dizaines de gouvernements, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, ont refusé de reconnaître sa présidence, au lieu de soutenir le chef de l’opposition Juan Guaidó.
Effondrement économique et allégations
Sous la direction de Maduro, l’économie du Venezuela a subi un effondrement spectaculaire. L’hyperinflation a détruit la valeur des salaires, la pauvreté a grimpé en flèche et des millions ont fui le pays.
Les États-Unis l’accusent de corruption et de violations des droits de l’homme, ainsi que des liens avec Narco-Trafficking. Maduro rejette les allégations et les encadre comme des tentatives de motivation politique d’ingérence étrangère.
Comment Maduro maintient le pouvoir
L’attente de Maduro sur le pouvoir dépend fortement de la loyauté des forces armées, du contrôle des institutions publiques et du soutien diplomatique et économique des principaux alliés à l’étranger.
Les efforts de négociation avec l’opposition se sont décomposés à plusieurs reprises, tandis que les manifestations sont fréquemment rencontrées par une forte répression de sécurité.
Relations avec les États-Unis
Washington continue d’appliquer des sanctions économiques, déclarant qu’elles ne seront levées que si Maduro prend des mesures significatives vers des élections libres et équitables, y compris l’autorisation des candidats de l’opposition et la libération de prisonniers politiques.
Plus tôt dans la journée, les États-Unis ont doublé sa récompense pour des informations conduisant à son arrestation à 37,2 millions de livres sterling (50 millions de dollars). Les responsables américains l’accusent d’avoir sapé la démocratie et de se livrer à Narco Trafficking, des accusations qu’il nie fermement.
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