Le comité national olympique sud-africain a désigné Durban comme sa ville candidate privilégiée pour porter les ambitions du pays d’accueillir les Jeux olympiques et paralympiques d’été, ciblant les éditions de 2036 ou 2040, selon les informations publiées par TimesLIVE. L’annonce a été officialisée par la présidente par intérim de la Confédération sportive et comité olympique sud-africain (Sascoc), Lwandile Simelane, lors d’une allocution au siège de l’instance situé à Olympic House, à Johannesburg.
Cette décision écarte les candidatures concurrentes de Johannesburg et de Cape Town pour ce statut initial. Le projet bénéficie d’un soutien gouvernemental et de l’approbation du cabinet, sous la conduite du ministre des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, ainsi que du directeur général de la Sascoc, Nozipho Jafta. Si la démarche aboutissait, l’Afrique inscrirait son nom pour la première fois dans l’histoire en accueillant le mouvement olympique, tel que le relaye EWN dans ses colonnes sur cette sélection historique.
Durban vise les Jeux malgé le passif de 2022
Durban est envisagée comme le cœur névralgique de la manifestation, devant abriter le village olympique ainsi que les cérémonies d’ouverture et de clôture. D’après l’évaluation d’un panel indépendant dirigé par Ruben Reddy, la ville côtière dispose du potentiel pour regrouper entre 60 % et 70 % des épreuves et des infrastructures dans un périmètre compact.
Un modèle multisite est privilégié afin d’exploiter les équipements existants à Johannesburg et Cape Town, ce qui permettrait d’éviter des dépenses superflues en matière de construction.
Cette sélection intervient alors que Durban porte le passif d’avoir été déchue des droits d’organisation des Jeux du Commonwealth de 2022 en mars 2017, en raison de contraintes financières, de désaccords budgétaires et de délais non respectés.

Le coût des infrastructures face aux besoins sociaux
Certains estiment que la facture globale pour l’organisation des Jeux pourrait atteindre jusqu’à 500 milliards de rands, impliquant une part importante de fonds publics et faisant redouter un alourdissement de la dette souveraine.
Des figures économiques, à l’instar de l’économiste Dawie Roodt, se positionnent sur le dossier. L’analyste politique Rene Oosthuizen s’exprime également sur le sujet.
Les deux experts soulignent les risques de dépassements budgétaires observés historiquement lors de grands événements et s’interrogent sur l’opportunité d’un tel investissement au regard des besoins sociaux prioritaires du pays.
Une concurrence internationale resserrée
L’Afrique du Sud se trouve en lice face à six autres nations intéressées par l’échéance de 2036, à savoir l’Inde, le Qatar, l’Allemagne, la Hongrie, la Turquie et la Corée du Sud.

Le Royaume-Uni et l’Égypte se positionnent sur 2040, d’après les détails rapportés par The Guardian dans son article sur la candidature sud-africaine.
Les prochaines étapes institutionnelles imposent un rythme serré : une présentation numérique de vision et de faisabilité doit être soumise au Comité international olympique (CIO) par les parties intéressées dès la fin du mois de novembre. Les examens techniques approfondis de la commission s’échelonneront ensuite jusqu’en mars 2027, avant un vote final du CIO attendu en 2029 pour désigner la ville hôte définitive.